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 Capture, Encounter, Escape.

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Stia M. Redd
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MessageSujet: Capture, Encounter, Escape.   Sam 27 Aoû - 14:46

Même lorsqu'on lui passa les menottes , Stia n'y croyait toujours pas. Elle n'avait rien vu venir, et se sentait dégoûtée. Les uniformes blancs de la marine, elle les avait en horreur. Le froid des pierres sur lesquelles elle avançait aussi. Les murs autour d'elle étaient plus que jamais innébranlables. Les fenêtres tros étroites, et leurs barreaux trop gros.
Elle n'avait rien à faire ici. Capturée, elle?? Comment avait-elle pu permettre ça. Et sa soeur Erin avec elle, en plus. Le colonel qui les avait repérées jubilait à côté d'elle. Elle en avait assez de ses sarcasmes. Ce type transpirait la confiance. Un prétentieux qui avait eut son poste par des berrys, à n'en pas douter. Et surtout, la mémoire assez chanceuse pour avoir reconnu les soeurs Redd dans la foule des manifestants.
Elles n'avaient même pas eu le temps de courrir qu'elles étaient encerclées. Trop de monde, elles n'avaient pas vu les marines se rapprocher. Il faut dire qu'elles même étaient occupées à chercher celui qui devait leur servir d'informateur. Peut-être un piège de la marine, celui-là.
Le pire, c'était quand elle avait relevé la tête pour voir le flash d'un journaliste immortaliser leur capture, le sourire aux lèvres d'avoir eu un scoop. Elle venait d'être promue capitaine de flotte dans la révolution, mais elle savait que personne ne prendrait le risque de venir la délivrer. Un minuscule Impel Down avait refermé ses portes sur les soeurs Redd, pour de bon. En passant, devant les autres cages, elle ignora les sarcasmes de ceux qui éaient contents de voir des jeunes filles passer, les regards mornes de ceux qui n'avaient plus l'envie de rien.
Un seul regard capta son attention, celui d'un type habillé en blanc, isolé dans une celulle. Mais ce fut bref, et Stia ne tenait pas à montrer son visage à elle. La honte se peignait sûrement dessus.

-Vraiment, disait le colonel, mon jour de chance. Je me doutais que ça allait être un bon jour. Tomber sur ces deux-là, vraiment... Et puis, vous avez vu comment je les ai reconnues de suite? Il en faut du flair! Il me semble pourtant qu'elles n'ont pas de prime. Mais bon, tous les révolutionnaires sont des anarchistes à éliminer.

Stia vit sa jumelle lever les yeux au ciel au moment où elle s'apprêtait à faire de même.

-Combien tu paries qu'il ne sait pas épeler "anarchiste"?

Ca c'était bien Erin. Du sarcasme en toutes situations, même les pires. Et encore, il fallait la voir quand elle se battait. D'ailleurs, Stia s'était toujours demandé d'où sa soeur et elle tenaient ce petit plaisir pour les joutes verbales.

-Je préfèrerais qu'on parie sur nos chances de sortir d'ici.

Elle reçut un violent coup de crosse sur la tête au moment où elle finissait sa phrase, manquant de tomber tellement son équilibre fut précaire quelques secondes.

-Silence, bande de criminelles! Et tenez vous tranquille pendant qu'on vous attache, sinon ça ne va pas le faire!

Au début, Stia crût à sa chance lorsqu'on les poussa dans la cage. Les autres prisonniers avaient juste des menottes aux pieds et aux mains, mais pouvaient bouger à leur guise. A leur arrivée, on leur avait bien sûr confisqué leurs effets personnels: sa ceinture, le chapeau et le manteau d'Erin, leurs gants. Et bien sûr leurs revolver et fusils. Mais Stia avait toujours quelques petits accessoires de mécanique dans sa chevelure, et Erin avait réussi à dissimuler sa flûte dans sa botte. Par bonheur et pour une raison mytérieuse, le QG ne donnait pas de tenue de prisonniers. On leur avait fait comprendre que ce détail serait résolu à leur transfert à Impel Down.
Bref, Stia croyait en leur chance de s'évader. Jusqu'à ce qu'un sergent ouvre la bouche.

-Hum, monsieur, il serait peut-être judicieux de se méfier. La cadette est mécanicienne, si jamais elle arrive à ouvrir la porte...

-Bien vu, sergent, tonna le colonel. Pendez-les par les poignets.

Ainsi, ses espoirs furent réduits à néant tandis qu'on les accrochait au plafond par les poignets. Elle pesta en silence. Lorsque les marines repartirent, le colonel se crût obliger de contempler ses proies d'un oeil mièvre à l'extérieur de la cellule.

-Vous serez bien, là, mes jolies! Demain mon exploit de votre capture sera certainement en première page du journal! Et d'ici trois jours, vous aurez droit à un voyage dernière classe vers Impel Down mes jolies! Et quel sera le récit de mon triomphe là-bas! Une promotion ne....

-Stia, réveille-moi quand t'es sûre qu'il a fini et qu'il est parti, j'en peux plus de son haleine, souffla Erin.

-Silence!! Rugit le marine. La capture de deux révolutionnaires va porter un coup à ses petits imbéciles de la révolution!

-T'imagines le nombre de coups qu'il faudrait dans son derrière à lui pour le faire partir? Soupira Stia

-Petites garces! Pour la peine, je vais m'arranger pour que vous vous passiez d'eau et de nourriture jusqu'à votre transfert!

-Tant mieux, ricanna Erin. j'ose même pas imaginer ce qu'il vous donne à la cantine pour que vous ayez une tronche et une haleine pareille.

-Et je ne te parle pas de la graisse, pouffa Stia.

D'un hurlement de rage, le colonel quitta leur champ de vision pour de bon, et Stia poussa un long et grand soupir.

-On est mal. Autant la bouffe je m'en fous. Plutôt crever que d'aller à Impel Down. Par contre, j'ai beau réfléchir, je ne vois pas comment on va se sortir d'ici.

-Je veux récupérer mes affaires, dit simplement Erin.

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Erin M. Redd
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MessageSujet: Re: Capture, Encounter, Escape.   Dim 28 Aoû - 9:42

Erin avait toujours la tête dans le brouillard. Résultat du coup qu'elle avait pris sur le tête par un des marines subalternes un peu trop zélé. Elle se souvenait qu'elle et sa soeur était partie chercher leur informateur, dans une foule très dense, pour obtenir des informations capitales pour leur périple. mais rien ne c'était dérouler comme prévu. Elles étaient en train de le chercher, dos à dos pour couvrir une plus grande zone de terrain, quand la marine leur était tombé dessus. Une sacrée coïncidence quand même... Un peu trop même... Elles avaient dues être abusée par ce petit personnage qui soit disant devait leur apporter une aide précieuse. Tu parles ! Pas autant précieuse qu'une cellule moisie de prison ! Stia devait avoir remarquer quelque chose qui la faisait enrager comme cela. Un public un peu trop présent peut-être. Les mains entravées, elles avaient été conduites par un colonel qui puait et transpirait énormément. Vraiment dégoûtant. Il avait ordonnés à ses chiens de gardes de leur enlever leur objets personnels. La ceinture, les gants de Stia disparurent parmi les mains avides des marines. Le chapeau et le manteau d'Erin furent les suivant, même si personne ne semblait avoir d'utilité dans chapeau melon.

-Vraiment, disait le colonel, mon jour de chance. Je me doutais que ça allait être un bon jour. Tomber sur ces deux-là, vraiment... Et puis, vous avez vu comment je les ai reconnues de suite? Il en faut du flair! Il me semble pourtant qu'elles n'ont pas de prime. Mais bon, tous les révolutionnaires sont des anarchistes à éliminer.

Mais quel vantard celui-là !! Et puis il utilisait des mots savants, juste pour passer pour l'abruti qu'il était.

-Combien tu paries qu'il ne sait pas épeler "anarchiste"?

Sa soeur sembla apprécier sa pique, mais leur situation semblait occuper toutes ses pensées. Elle avait raison, il fallait aussi qu'elle y pense sérieusement.

-Je préfèrerais qu'on parie sur nos chances de sortir d'ici.

A ces mots le garde leur asséna une grande calque derrière la tête pour les faire taire. Ce qui n'arriverait jamais, inutile de le préciser. Stia semblait avoir reçue un plus grand coup qu'elle car elle vacilla un instant avant de retrouver son équilibre. Il ne fallait surtout pas qu'elle s'évanouisse car elle était leur seule chance de partir. Elle avait encore dans ses cheveux des outils qui pouvait leur permettre de sortir de se bourbier. Erin quand à elle avait garder sa flûte dans sa botte, mais elle était surtout utile pour endormir les gardes et s'évader sans trop d'encombre.

-Silence, bande de criminelles! Et tenez vous tranquille pendant qu'on vous attache, sinon ça ne va pas le faire!

Les autres prisonniers étaient juste attacher par les chevilles et les poignets, et pouvaient ainsi bouger un peu dans leur cellule. D'ailleurs quand elles arrivèrent dans le couloir, des sifflets et des blagues salaces résonnèrent tout autour d'elles. Charmant vraiment. Un seul prisonnier du côté de Stia ne dit rien mais elle ne vit pas grand chose d'autre qu'an éclair blanc. On les introduisis dans une cellule qui puait la sueur rance et l'urine.

-Hum, monsieur, il serait peut-être judicieux de se méfier. La cadette est mécanicienne, si jamais elle arrive à ouvrir la porte...

Mais quel fayot celui-là !!

-Bien vu, sergent, tonna le colonel. Pendez-les par les poignets.

Non !! Ce n'était pas du tout une bonne idée !! Elles ne pourrais pas s'échapper dans ces conditions. Puis le goujat sorti et s'arrêta devant les barreaux pour les narguer.

-Vous serez bien, là, mes jolies! Demain mon exploit de votre capture sera certainement en première page du journal! Et d'ici trois jours, vous aurez droit à un voyage dernière classe vers Impel Down mes jolies! Et quel sera le récit de mon triomphe là-bas! Une promotion ne....

Erin n'en pouvant plus déclara à Stia.

-Stia, réveille-moi quand t'es sûre qu'il a fini et qu'il est parti, j'en peux plus de son haleine, souffla Erin.

-Silence!! Rugit le marine. La capture de deux révolutionnaires va porter un coup à ses petits imbéciles de la révolution!

Mais il ne pouvait pas empêcher les deux soeurs de parler et de se moquer de lui, quoi qu'il leur en coûte.

-T'imagines le nombre de coups qu'il faudrait dans son derrière à lui pour le faire partir? Soupira Stia

-Petites garces! Pour la peine, je vais m'arranger pour que vous vous passiez d'eau et de nourriture jusqu'à votre transfert!

-Tant mieux, ricanna Erin. J'ose même pas imaginer ce qu'il vous donne à la cantine pour que vous ayez une tronche et une haleine pareille.

-Et je ne te parle pas de la graisse, pouffa Stia.

Le cri de rage du colonel ne leur échappa pas. Celui-ci, vexé, disparut pour aller bouder certainement.

-On est mal. Autant la bouffe je m'en fous. Plutôt crever que d'aller à Impel Down. Par contre, j'ai beau réfléchir, je ne vois pas comment on va se sortir d'ici.

Oui pas question de se promener dans la rue en chemise !! Erin avait une certaine éducation, et elle ne pouvait pas le concevoir.

-Je veux récupérer mes affaires, dit simplement Erin.

La position dans laquelle elles se trouvaient n'était pas pour longtemps. Elles n'avait pas beaucoup de temps pour s'évader. Sa c'était la théorie. La pratique était beaucoup plus difficile à mettre en place. Malgré leur situation précaire et leur avenir incertain, Erin, exténuée, glissa dans l'obscurité réparatrice.


Dernière édition par Erin M. Redd le Sam 3 Déc - 20:21, édité 1 fois
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Silva R. Shinjitsu
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MessageSujet: Re: Capture, Encounter, Escape.   Lun 29 Aoû - 21:51

– Monsieur Shinjitsu ? Où allez-vous ? dit une personne derrière moi. Pourquoi partez-vous si vite ?

J’avais horreur que l’on me demande des justifications sur mes actes. Mais cela coulait de source : un soldat ne pouvait pas laisser partir son supérieur sans lui poser des questions inintéressantes. D’un autre côté, je lui devait des explications : il m’avait apporté mon journal, et le fait de partir brusquement en ayant simplement tourné la page dudit bout de papier était … disons … surprenant pour un spectateur. Je me tournais, oubliant ma colère, et répondit simplement.

– Ecoute, Dimitri. Tu n’es pas sans savoir que nous sommes les ennemis numéros uns des autorités, n’est-ce pas ? De plus, tu connais très bien la mentalité du Gouvernement : recherchant le soutien des habitants, le conseil cinq répertorie la quasi-totalité des captures d’insurgés dans le journal du matin. Jusque-là, tu me suis ?

– Oui, bien sûr, dit le jeune gradé.

– Bien. Lis haut et fort le résumé de la seconde page du journal, s’il te plaît.

Je lui tendis le journal, qu’il prit rapidement, bien que sceptique. Il l’ouvrit comme convenu à la seconde page, et commença haut et fort sa lecture.

Dans la journée d’hier, les autorités de l’île du Quartier Général de West Blue ont capturés deux révolutionnaires. lu-t-il. M’oui, je comprends que la capture de deux de nos soldat soit un choc pour vous, mais…

– Tu te méprends complètement. Ce n’est pas simplement une capture de « soldats ». Lis la suite.

Le prénom des criminels restent encore inconnu, bien que leur appartenance à la Révolution soit certain. Le Colonel en charge de la base militaire de West Blue affirme, en revanche, que les prisonnières sont sœurs et que leur nom est Redd.

Le révolutionnaire Dimitri leva les yeux du journal et les pointa dans ma direction. Il ne semblait guère avoir compris ; ce que je ne m’étonnais d’ailleurs pas. Personne dans la Révolution, mis-à-part quelques anciens, n’avait connaissance de mon passé. Je ne pouvais lui expliquer en détails les évènements précurseurs. Je pris un ton assez sévère.

– Dimitri. Tu ne sais pourquoi je souhaite y aller, et je préfère que tu ne le saches pas. Dorénavant, et jusqu’à ce que je reviennes, je ne veux personne à mes trousse : aucun espion lui dis-je.

En effet, c’était une procédure peu commune que j’avais mis en place. Les risques qu’un gradé se fasse capturer étaient bien plus élevés que la plupart des criminels ; ils étaient alors généralement exécutés. Le Gouvernement ne divulguait pas les noms des hauts gradés arrêtés ; cela permettait de laisser le mouvement révolutionnaire un peu déboussolé, jusqu’à ce que nous élisions un nouveau gradé. Pour ne pas laisser de moments de blancs lorsqu’un gradé se faisait capturer, j’avais permis à des espions triés sur le volet d’accompagner des personnes importantes voyageant seules. Comme cela, si cette personne se faisait prendre, la place qu’elle occupait ne restait pas vacante. Je continuai mes recommandations.

– Dis aux Commandants, qui sont dans le bâtiment derrière toi, qu’ils assurent les différents ravitaillements et autres rentrées de missions. Ils savent ce qu’ils ont à faire, bien entendu. Compris ?

– Oui Monsieur !

Je me retournais, et m’élançais sur le chemin menant à la ville la plus proche. Soudain, je me souvins d’une chose que j’avais oublié de dire au révolutionnaire. Je tournai juste ma tête.

– Au fait, Dimitri. Tu es le seul de mes subordonnés à m’appeler « monsieur ». Appelle-moi Silva, je t’en prie. Nous sommes Révolutionnaires, pas Dragon céleste, non de Dieu !.

Il me regardait, stupéfait. Je me tournai, et commençais à marcher sur le chemin sablonneux qui devait me conduire jusqu'au quartier général de la Marine. Le soleil tapait intensément, et garder le rythme soutenu de ma marche durant la vingtaine de minute nécessaire pour arriver à ma destination semblait presque impossible. Je n'avais pris ni eau ni nourriture ; le stock présent à notre repère était moindre, je préférais donc le laisser aux autres. Je rencontrais durant mon minuscule périple quelques personnes : deux ou trois manants, un groupe de marchands ambulants et un second groupe de soldats miliciens à cheval. Les manants, lorsque je fus passé devant eux me regardèrent avec des yeux envieux ; j'imaginais alors qu'ils scrutaient mes habits. Les marchands, eux, s'arrêtèrent. Sans dire un mot, ils sortirent deux ou trois babioles – sûrement récoltées la veille sur une brocante – et me les tendirent ; je fis alors signe aux brocanteurs que je n'avais pas d'argent. Pour le groupe de la milice à cheval, je devais rester prudent. Je n'étais – normalement – pas connu des services de police citoyenne de cette île ; en effet, les Révolutionnaires n'avait eu aucun accroc avec les miliciens. De plus, la Marine ne portait pas ces policiers improvisés dans leur cœur ; de fait, ils ne leur donnaient aucune information sur les criminels présent sur l'île. Ils ne devaient donc pas être informé de ma présence sur cette île. Bien entendu, les journaux transmettaient ma photo, et mon avis de recherche était placardé partout en ville. Il se pourrait que la garde citoyenne à cheval me connaisse. Ils s'arrêtaient ; moi de même.

– Bonjour monsieur, police à cheval. Où allez-vous comme ça ? Vous n'avez pas l'allure d'un voyageur ... mais dîtes-moi, on ne se serait pas déjà vu quelque part ?

Non ! Il ne devait pas se souvenir ! Si jamais il se rappelait que c'était sur l'avis de recherche situé sur le mur de la dernière maison du village qu'il m'avait vu, je serais obligé de l'empêcher d'alerter ses troupes. Pour ça, je devrais me battre. Je fis mine d'être surpris par l'affirmation du garde.

– Nous ? Nous connaître ? Sûrement. Je viens de la ville. Nous nous sommes peut-être croisés quelque part dans les rues.

Ce mensonge était certes gros, mais c'était la seule façon que j'avais trouvé pour m'en sortir. Cependant, même si j'avais mal amené ce ragot dans la discussion, il semblait avoir convaincu les deux miliciens.

– Hum ... Oui, soit. En tous cas, passez le bonjour à votre famille, monsieur. Bonne journée !

– Bien, messiers les agents. Bonne journée.

Puis ils reprirent leur marche. Moi également. Soudain, alors que j'avais recommencé à marcher, une voix retentit. Elle était constamment interrompue par des grésillements propres aux appareils électroniques. Je regardais ma poche – d'où semblait venir cette voix –, et je me rappelais ce qu'elle contenait : l'escargophone de patrouille des miliciens. En effet, je leur avais subtilisé, au cas où le soldat se rappellerait de mon visage. Comme cela, ils ne pourraient pas avertir la Marine ; j'aurais donc un peu de temps avant qu'ils ne se lancent à ma recherche.

J'arrivais aux portes de la ville. Mes lunettes de soleil sur mon nez, mes deux ou trois canifs dans mes bottes, ma dague dans ma manche ; tout mon équipement était prêt. J'entrais dans la ville. Pour éviter de me faire remarquer, j'essayais au mieux d'éviter les grandes rues pour m'engager plutôt dans les petits chemins sombres. Zigzaguant rapidement entre les maisons, j'arrivais enfin devant l'édifice que je recherchais : le Quartier Général de la Marine.

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Stia M. Redd
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MessageSujet: Re: Capture, Encounter, Escape.   Ven 9 Sep - 12:58

Stia n'arrivait pas à se calmer. Contrairement à Erin qui s'était laissée aller au sommeil, elle n'avait pas dormi depuis des heures. Elle visualisait mentalement et avec une précision infaillible tout ce qu'elle avait vu de la forteresse. Capable d'estimer des mesures à vue et en usant de ses connaissances de mécanique, elle devina qu'elle et sa soeur se trouvaient au sixième étage de la forteresse, face au sud d'après la course qu'avait fait le soleil avant de se coucher.
Mais cela ne l'avançait pas à grand-chose. Elle leva la tête. Leurs menottes étaient simplement suspendues à deux crochets dans le plafond. Et leurs chevilles également. Mais cela lui donna une idée. A force de remuer pieds et de tirer avec ses orteils, elle réussit à se défaire de ses bottes, qui tombèrent avec un "clac!" bruyant sur le sol. Elle se tint tranquille une seconde pour vérifier que cela n'avait alerté aucun garde. Non. Seul l'homme en blanc quelques cellules plus loin avait vaguement levé la tête.
Satisfaite, elle respira à fond et leva ses jambes parfaitements droites pour les mettre parallèle au sol.

-Erin!

A côté, sa soeur se réveilla et tourna la tête vers elle.

-Tu te rappelles des saltimbanques chez qui ont est restées il y a trois ans? J'espère parce qu'on va se remettre à l'acrobatie.

Son aînée murmura une vague réponse que le cliquetis de ses propres chaînes ne lui permis pas d'entendre. Elle empoigna des deux mains ses menottes, et d'un geste vif, passa ses jambes par-dessus sa tête, puis posa ses pieds contre le plafond. A présent, elle avait la tête en bas, et sa position était tout à fait ridicule. Mais il lui suffit de lever un peu vers elle ses menottes pour les décrocher de la pointe du crochet. Puis, elle attrapa celui-ci avec une main et redescendit ses jambes vers le sol. Il lui suffit de lâcher pour tomber souplement les deux pieds au sol. Toujours menottée, mais au moins libre de plus de mouvements. Elle s'étira longuement les muscles, puis alla retirer à sa soeur ses bottes pour que celle-ci puisse se libérer de même sans avoir peur de casser sa flûte.
Ensuite, sans vraiment prêter attention aux agissements de sa soeur, elle s'approcha doucement des barreaux, et les examina.

-Du granit marin, à l'odeur. Mais ce n'est pas un problème pour nous.

Ensuite, elle remit ses bottes et s'approcha de la porte de la cellule pour en examiner la serrure. Mais alors qu'elle la toucha, une violente charge électrique la secoua, et elle tomba sous l'intesité de la charge. Par chance, c'était sa main gantée qui avait touché la serrure, comme en témoignait le tissu brûlé, et elle n'eut qu'une légèrement brûlûre à l'index. Mais elle était sacrément sonnée.

-Nom de dieu, je me suis pris un coup de jus... Ils ont éléctrifié les portes des cellules! La vache... Erin, où es-tu? j'y vois rien, j'ai des éclairs devant les yeux!!

Il lui fallut du temps pour se reprendre, mais au final, que ce soit la fatigue ou la chataîgne qu'elle venait de se prendre, il eut raison d'elle. Stia perdit connaissance.

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Erin M. Redd
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MessageSujet: Re: Capture, Encounter, Escape.   Dim 11 Sep - 9:57

Chaud et doux. Voilà son rêve. Enfin juste une impression. Quand une voix la tira de son sommeil.

-Erin!

Son nom. Erin ouvrit les yeux et ne sut d'abord pas où elle se trouvait. Puis tout se remis en place. Les marines, la prison, et sa chère Stia. Elle regarda cette dernière d'un air interrogateur. Avait-elle trouver quelque chose ? Il y avait-il une chance, même infime, de sortir de ce guêpier ?

-Tu te rappelles des saltimbanques chez qui ont est restées il y a trois ans? J'espère parce qu'on va se remettre à l'acrobatie.

Bien sur qu'elle se rappelais des saltimbanques. Des gens d'une gentillesse et d'une générosité à toute épreuve. Les deux soeurs avaient fais de l'acrobatie, mais juste pour se maintenir en forme. Erin répondit un "oui" du bout des lèvres. Celle-ci ne paru pas l'entendre. Sans doute à cause des chaînes rouillées. Mais soudain Stia attrapa ces menottes et se hissa en balançant les jambes au dessus du sol. Elle avait la tête dirigée vers le plancher. Erin ne rigola pas, car l'enjeu était trop important, mais il y avait vraiment de quoi. Elle ne perdit pas des yeux un seul de ces gestes, c'était leur liberté qui était en jeu. Sa jumelle leva les menottes, les décrocha, puis attrapa le crochet pour redescendre. Elle avait réussit ! Certes les menottes étaient toujours verrouillées, mais au moins elle n'était plus accrocher. Tiens ! Elle ne portait plus ces bottes. Elle avait du les enlever avant. Elle vint l'aider à enlever ses propres bottes, où se trouvait toujours la flûte. La remerciant du regard, elle entreprit d'imiter les mouvements de sa soeur. C'était très physique, mais faisable. Quand elle eu décrocher ces menottes, elle entendit la voix de Stia qui disait

-Du granit marin, à l'odeur. Mais ce n'est pas un problème pour nous.

Atterrissant souplement sur le sol, elle vit que cette dernière c'était approcher des barreaux. Sa sentait le piège à pleins nez, mais où... C'était une bonne question. Stia remit ses bottes plus rapidement qu'elle et avant qu'elle eu le temps de protester, s'avançant pour étudier la serrure. Subitement elle se cambra, puis tomba lourdement sur le plancher. Inquiète Erin se précipita vers elle. Sa soeur semblait sonner. Un petit trou ornait l'index de son gant. Les barreaux étaient électrifié comprit soudain Erin.

-Nom de dieu, je me suis pris un coup de jus... Ils ont éléctrifié les portes des cellules! La vache... Erin, où es-tu? j'y vois rien, j'ai des éclairs devant les yeux!!

Oulà !! La décharge devait être forte ! C'était étonnant qu'elle ne se soit pas évanouie. Erin vint la soutenir, pour éviter qu'elle ne tombe et ne se fasse mal. Puis soudain sa tête retomba mollement. Elle était tombée dans les pommes. Sa soeur chercha des yeux de l'aide, mais ne cria pas. Elle risquait d'alerter les gardes et ils les suspendraient de nouveau aux crochets. Elle sorti un mouchoir de la poche cachée de sa jupe et le passa sur le front luisant de sueur de sa jumelle. Elle lui confectionna avec d'autres bouts de tissus dissimulés un peu partout sur elle un petit coussin où elle y déposa doucement sa tête. Si elle avait eu son manteau elle lui en aurait recouvert, mais là elle devrait faire sans. Soudain le prisonnier dans la cellule en face qui certainement n'avais rien perdu de la scène la héla.

-Eh ma belle ! T'es dans la panade on dirait. Ta frangine, elle va pas se réveiller tout de suite. Tu ferais mieux de venir causer un peu avec moi.

-Je ne parle pas aux inconnus ! Et surtout si ils sont couvert de poux.

L'autre fit la moue,

-Bon ba c'est toi qui voit ma jolie. Mais si t'es gentille avec un des garde, je suis sur que vous pourrez sortir de là, enfin si tu vois ce que je veux dire...

Bien sur qu'elle voyait. C'était même trop clair. Et il en était hors de question. Dès que Stia ce réveillerais elle chercherais ensemble une solution. Soudain, dans une cellule en diagonale de la leur se trouvait un homme très différent des autres prisonniers. Erin ne voyait que son buste, son visage était dans l'ombre. Sans savoir vraiment pourquoi, une vague d'espoir la submergea. Mais non elle divaguait c'est tout. Comment un autre détenus pourrais les aider dans cette situation ? Tout à coup Stia gémit et commença à émerger.

-Stia ? Tout va bien ?

Un grognement retenti. C'était bon, elle venait de refaire surface. Erin sourit et attendit. Elles allaient trouver une solution, il le fallait.


Dernière édition par Erin M. Redd le Sam 3 Déc - 20:22, édité 1 fois
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Silva R. Shinjitsu
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MessageSujet: Re: Capture, Encounter, Escape.   Ven 21 Oct - 17:56

L’immense lieu blanchâtre était divisé en deux tours – elles aussi blanches – et d’un petit building de même couleur. Cet ensemble de bâtiments rayé de bleu était très imposant dans le quartier, et semblait être positionné à quelques pas du centre-ville. Les drapeaux du Gouvernement et de la Marine surmontaient ces édifices démesurés. Ceux-ci étaient entourés de larges murs, eux-mêmes devancées de quelques mètres par une clôture barbelée. A la manière d’un château du siècle ancien, les remparts se rejoignaient en petites tourelles où pullulait une masse de soldats armés.

Je me trouvais toujours dans ces petites ruelles étroites, à l’abri des regards indiscrets ; personne ne pouvait me voir. Moi, je scrutais chaque visage, analysais chaque mouvement de foule, chaque ronde des Marins. Je m’accroupis. Fermant les yeux, j’effectuais cette gymnastique spirituelle qui consistait à déceler une simple faille dans leur défense, qui semblait impénétrable. Soudainement, quelqu’un m’interrompt.

- Tu fais quoi ?

J’ouvris prestement les yeux et me tournai presque instantanément. Personne. J’étais certain d’avoir entendu une voix derrière moi ; cela devînt rapidement une obsession, et je ne pouvais tirer une croix dessus. Je me tournais de tous côtés, cherchant la personne qui avait entamé cette discussion avec moi. L’instant suivant, une petite nuée blanche tomba ; instinctivement, je levais ma tête. Un tout petit homme d’une dizaine d’années était accroché à une barre qui reliait les deux murs ; il me fixait. J’enlevais mes lunettes de soleil toujours sur mon nez, et regardais dans les yeux le garçon.

- Est-ce toi qui vient de me parler ? dis-je très poliment, un sourire au coin des lèvres.

- Oui ! Alors, tu fais quoi ? Pourquoi tu regardes la maison des gens avec des armes, toi ? Tu veux les rejoindre ? s’interrogea le jeune homme.

- Hum … On va dire ça, si tu veux. Mais dis-moi, pourquoi ne descends-tu pas de ton perchoir ? C’est dangereux ce que tu fais, tu sais ? Tu vas te faire gronder par tes parents s’ils l’apprennent, répliquais-je.

- Mais mes parents, ils sont là-dedans ! s’exclama mon nouvel ami, en pointant du doigt le Quartier Général de la Marine.

- Tu veux dire qu’ils officient dans la Marine ?

- Mais non ! T’es bêbête ! Ils ont été emmené à l’intérieur, mais c’est pas grave, parc’que le monsieur en blanc m’a dit qu’il devait juste rester deux ou trois jours là-bas ! me conta le garçon.

- Ah, bon … répliquais-je simplement.

Puis le garçon me narra les circonstances de « l’enlèvement » de ses parents. Il ne semblait pas avoir conscience de l’ampleur qu’avait pris le drame. Je m’éclipsais peu après, en disant au petit de rentrer chez lui. Je remis mes lunettes, et sortis de l’ombre en direction de la porte principale du bâtiment blanc. A présent, je n’avais plus un seul idéal, mais j’en avais deux : sortir les sœurs Redd de leur geôle, et montrer aux Marins que l’on ne peut pas user de l’ignorance d’un enfant.


__________ __________

Dans les artères principales de la ville pullulaient plusieurs milliers de personnes. Les uns, vifs, marchaient droit devant, en bousculant parfois deux ou trois passants ; les autres, plutôt flâneurs, se contentaient de scruter les échoppes des marchands, postés là à l’occasion du marché hebdomadaire. Toute cette foule passait et repassait à quelques mètres du bâtiment militaire, ce qui obstruait fortement la vue des soldats chargés d’anticiper les attaques de leur base. Je me glissais dans ce troupeau ; pour le moment, il n’était pas question de m’introduire dans le quartier général. Ce serait courir le risque d’être emprisonner, au mieux. Alors avant de commencer ma « mission », autant préparer le terrain : la collecte d’information. Normalement, elle doit être effectuée avant que nous entrions sur le lieu de service, par les espions disséminés un peu partout dans le monde. Or, en ce moment, ce que j’accomplissais n’avait rien d’officiel, au contraire : cela tenait plus de l’illégalité que du respect de notre caste. Mais ce qui compte, après tout, ce n’est pas de savoir si j’étais dans les règles ou pas. Ce qui importe, c’est le résultat. Rien de plus.

J’avançais de plus en plus dans l’avenue bondée. Après une ou deux bousculades, j’arrivai devant un petit comptoir où était disposé divers objets. Je ne m’attardais pas devant cette échoppe et continuais ma route. En marchant, je remarquais un homme parmi la foule. Il portait un ensemble blanc soyeux, des lunettes, une cravate et un chapeau, tous blancs également. A ceci s’ajoutait, dans la poche de son veston, une petite touche de rouge garance ; de vue, on aurait dit un petit mouchoir rouge. Je lui adressais immédiatement la parole.

- Ce mouchoir rouge, vous ne devriez pas le faire apparaître au monde.

Il se tourna vers moi soudainement ; il était tellement angoissé que la transpiration abondait sur son front.

- Qui … Qui êtes-vous ?!!

- Si j’étais un soldat, je vous aurais fait arrêter à la simple vue du mouchoir rouge sur un ensemble blanc. Si j’étais un homme simple, je ne vous aurais parlé de ce mouchoir, si tant est que je vous adresse la parole. Alors à votre avis, qui puis-je être ?

L’homme s’était détendu. D’un geste sûrement machinal, il replaça ses lunettes sur son nez avec son majeur et tassa le bout de mouchoir rouge au fond de sa poche.

- Vous êtes donc un compagnon …

- Quelle perspicacité ! Vous êtes diablement habile au jeu des devinettes.

- Cessez votre ironie ! Cela pourrait vous attirer des ennuis, même avec votre jeune âge ! Tenez, marchons un peu : quelques oreilles mal placées pourraient entendre notre discussion.

- Soit. Marchons.

Et nous entamâmes une marche silencieuse, en essayant de parler le plus doucement possible.

- J’ai quelques questions à vous … te poser. Cela ne te dérange pas que je te tutoie, n’est-ce pas ?

Il s’apprêtait à dire que ça l’incommodait ; cependant, je retirai rapidement mes lunettes de soleil. Là, un éclair de stupéfaction survînt de la part du compère. Il se contentait de bégayer, tout en marchant.

- Vous ? Ici ?! Non, ce ne peut être vrai ! Monsieur Shinjitsu ?!

- Oui, oui, mais veuillez ne pas vous exclamer trop fort. Sinon, même la foule ne pourrait rien contre une armée de soldat à mes trousses, dis-je en remettant mes lunettes sur mon nez. Je disais que j’avais quelques questions à vous poser. Savez-vous quelque chose à propos de cette base ?

- Vous souhaitez y entrer ? Peut-être pour les deux gamines emprisonnées à l’intérieur, non ? Mais ce n’est pas dans vos habitudes de délivrer le premier venu ; que se passe-t-il ?

- Disons pour faire simple qu’elles ont un lien assez étroit avec moi.

Je mis ma main dans ma poche.

- Ce que je sais, c’est que la nuit, les effectifs diminuent de moitié. Surtout en ce moment ; chaque soir, un spectacle est donné plus loin dans la ville riche. Tout le monde souhaite y assister, et pour assurer la sécurité, la Marine doit envoyer des soldats là-bas, m’informa-t-il. De plus, je sais qu’un trou a été percé derrière la forteresse, à l’opposé du portail. Ils manquent de fonds pour le réparer. Ils oublient généralement de garder cet endroit.

- Bien. Merci. Buena suerte.

Je rompis la conversation promptement, et m’éclipsais à travers la foule. En remettant quelques instants plus tard la main dans ma poche, je m’aperçus que le papier que je serrais lors de la discussion avait disparu. C’était pourtant le seul souvenir qu’il me restait de mon enfance. Ce mot que m’avait laissé, il y a fort longtemps, ma dulcinée, Silva Redd, au coin d’une ruelle. Le seul morceau de papier reliant les deux angles de ma vie ; deux angles hantés par la tristesse d’un amour perdu.


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Stia M. Redd
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MessageSujet: Re: Capture, Encounter, Escape.   Dim 23 Oct - 10:50

Stia entendit la voix de sa jumelle qui discutait avec quelqu'un d'autre, un peu avant d'ouvrir les yeux. Bon sang, elle avait de ces picotements dans les doigts...

-Stia! Tout va bien?

Elle grogna en signe d'assentiment, et ouvrit les yeux péniblement. Sa soeur l'avait couchée sur ses genoux, et recouverte d'un manteau. Stia apprécia l'attention, mais n'en laissa rien paraître et se releva péniblement.

-Pff... Quelle galère...

Elle s'étira pour retrouver toutes ses sensations et fit des pas au hasard dans la cellule pour retrouver son équilibre pendant que Erin reprenait ses affaires. Stia essayait de penser pragmatique.

-Tout ce qu'on a, c'est mes outils et ta flûte. Avec, tu peux paralyser un garde, mais pour le forcer à ouvrir la cage, c'est une autre histoire...

Pour réfléchir, elle regarda par la fenêtre, vers le ciel. Soudain, un petit bruit attira son attention, et elle réagit aussitôt.

-Erin.

L'avantage d'avoir une jumelle, c'était que la plupart du temps, leurs discutions se passaient de mots. Sa soeur comprenait rapidement ses intentions, et elles connaissaient par coeur leurs façons de penser respectives. Rien de surprenant donc à ce qu'au simple appel de son nom, son aînée de quelques minutes se mette en position, debout sous la fenêtre avec ses deux mains tendues paumes vers le ciel face à la plus jeune Stia.
Celle-ci ne prit presque pas d'élan (comme si elle avait pû, enfermée entre quatre murs...) Et sauta, posa son pied botté dans les mains de sa soeur qui la propulsa vers la fenêtre. Là, elle aggripa d'une main les barreaux et de l'autre, referma ses doigts sur le bout de papier qui flottait.
Elle resta là, aggripée d'un bras aux barreaux, ses pieds contre le mur et ses fesses en arrières, à contempler le tout petit bout d'horizon qu'elle voyait au-dehors.

-Stia, tu as conscience d'être dans une position tout à fait ridicule? C'est la deuxième fois en moins d'une heure.

Elle soupira et descendit. C'était bien Erin, de se soucier de l'élégance de sa soeur. Une des rares choses qu'elle ne partagaient pas, c'était son côté garçon manqué. Sa soeur était sans cesse écoeurée lorsque Stia jouait avec ses machines dans l'huile et le cambouis.
Une fois les deux pieds au sol, elle regarda ce qu'elle avait attrapé. Un vulgaire bout de papier, avec des trucs écrits dessus.

-Hé ma belle, j'ai failli voir tes dessous, tu refais ça?

Stia, excédée par le porc en face d'eux, allait lui balancer le papier à la figure lorsque sa jumelle lui attrapa le poignet. Sans se soucier aucunement de sa petite soeur stupéfaite, elle attrapa le papier et le lut avec un air très intéréssée.

-Erin, qu'est-ce que tu fais? Toi qui détestes les déchets...

-Tu ne remarques rien?

Stia avait entrevu le papier et son contenu quelques secondes, mais rien n'avait capté particulièrement son attention. Pourtant, lorsque sa soeur lui montra le papier, elle reconnut une lettre.

-C'est une lettre, et alors?

Erin leva les yeux au ciel, et soupira. Elle reprit le papier et le contempla avec un drôle d'air.

-Tu l'as peut-être oubliée, mais c'est l'écriture de notre mère.

-Maman??

Stia se précipita pour prendre le papier des mains de sa soeur. En réalité, elle ne se souvenait pas très bien de leur mère. Contrairement à sa soeur, Stia avait passé plus de temps à jouer dans l'atelier de son père avec les machines de ceui-ci qu'au foyer familial, ou Erin avait pris l'habitude d'aider leur mère aux fourneaux et aux diverses tâches ménagères. De là venait leurs divergences de caractère les plus évidentes.
Aussi n'était-il pas étonnant qu'elle n'ait pas reconnu l'écriture de Silva Redd, contrairement à sa soeur. En fait, Erin avait quasiment la même écriture calligraphique que celle qui leur avait donné le jour, tandis que Stia se contentait d'écrire la plupart du temps en lettres bâtons enfantines. De plus, elle s'en voulu de ne pas avoir vu lu nom de l'auteur, qui était bien celui de leur mère. Sa soeur lût le papier à haute voix.

"Si tu lis ce papier, Reiri, c’est que je ne suis plus dans le pays. Nous avons déménagé, je ne sais où. De ce que j’en sais, d’après mes parents, quelque chose nous empêche de rester. Je suis désolée. J’aurais aimé rester à tes côtés … Je t’aimerais toujours, où que tu sois.

Silva Redd"


-C'est qui, ce Reiri?

-Pas notre père, en tous cas, répondit Erin.

-Si c'est pas papa, c'est qui alors? Mamant a aimé quelqu'un d'autre avant papa?

Elle laissa sa soeur à une réflexion apparement profonde et lui prit le papier des mains. Un mot écrit de la main de leur mère... Stia et Erin avaient fui leur pays natal dans la précipitation, et n'avaient gardé de leurs parents que des souvenirs. Bien sûr, elles savaient qu'elles ressemblaient trait pour trait à la belle Silva, et avaient toujours une pensée pour leur mère devant un miroir, mais c'était là tout ce qui leur restait d'elle.

-Stia. Je pense que quelqu'un dans cette ville a connu notre mère. Ce Reiri doit être dans les parages, ou il a été là du moins. Ce qui m'intrigue, c'est pourquoi cet homme serait dans la ville, avec ce papier sur lui. Le papier est abîmé, le mot doit remonter à l'enfance de notre mère, soit il y a longtemps. Elle a été contraire de fuir son village natal pour une cause inconnu et douze ans plus tard, on a été attaqués. Tu ne trouves pas ça bizarre, toi?

-Tu crois que le Gouvernement est derrière tout ça? Le jour où papa et maman sont mort, ce sont les drapeaux du Gouvernement Mondial qui flottaient partout. Et si maman avait elle-même été mêlée à la Révolution?

-Ca expliquerait beaucoup de choses, mais pas qui est ce Reiri ni son lien avec notre mère. Et depuis un moment, il y a quelque chose qui me chiffone. Tu connais le nom du chef de la Révolution?

-Bien sûr, les supérieurs ne jurent que par lui. Monsieur Shinjutsu.

-Un jour j'ai entendu son nom complet, Titi.

Ah, oui. Un des passe-temps favori d'Erin: espionner les supérieurs à leur insu. Plus subtile que Stia qui ne manquait pas une occasion de leur casser les pieds mais bon.

-Un type haut gradé chez nous, un capitaine de flotte ou je ne sais trop quoi l'a appelé "Silva Shinjutsu".

-Silva? Mais c'est le prénom de maman...

-Exact. Tu ne trouves pas ça bizarre que le chef de la Révolution porte un prénom plutôt féminin, et celui de notre mère qui plus est?
Il y avait des rares moments où Erin n'était pas dans la lune. C'était précisément dans ses moments là que Stia se souvenait qu'elle était légèrement la plus jeune, et que Erin était née quelques minutes plus tôt, puis avait été élevée par leur intelligente mère, et noyée dans les bouquins.
Là, elle était stupéfaite devant la réflexion poussée qu'avait mené son aînée en quelques minutes. Stia savait manipuler à peu près n'importe qu'elle arme, la démonter et la remonter en quelques minutes. Mais quand il s'agissait de réfléchir, mieux vallait s'adresser à l'autre Redd.

-Dites donc, les gamines!

Le colonel en chef des odeurs pestilentielles était revenu. Erin se boucha aussitôt le nez, écoeurée, et Stia se retint de faire de même.

-Vous avez des conversations intéréssantes dites donc! Le chef de la Révolution? Un prénom éffeminé? On va avoir une petite discussion je pense!

Par bonheur, Stia réussi à glisser le mot dans la botte de sa soeur avant d'être emmenée loin de leur cage pendant qu'on raccrochait Erin à son crochet. Dieu merci, ces crétins pensaient qu'elles s'étaient entraidées pour se décrocher, et que seule, sa soeur ne pourrait refaire de même.
En revanche, la partie moins excitante, c'était de se faire emmener loin de la cellule où était resté sa soeur, qui appelait son nom en vain, et de se voir amenée ailleurs. On la traîna dans une pièce où elle fit face à une bassine d'eau, deux secondes avant qu'on ne lui pose un sac sur la tête. D'accord.
Malheureusement pour ces crétins, Stia n'avait jamais pu mettre la main sur le fruit démoniaque qu'elle convoitait, était très forte en apnée, et encore plus en mensonges. Ils voulaient le nom de révolutionnaires? Ils allaient être servis.

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Wolf D. Stark

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MessageSujet: Re: Capture, Encounter, Escape.   Dim 23 Oct - 17:15



Wolf était là depuis un certain temps maintenant il avait fait beaucoup de prison, en faite les autorités, ne voulais pas que Stark influence les gens des prisons, enfin ils voulait surtout qu'il se taise, il savait beaucoup de choses qui pouvait légèrement compromettre les projets du conseil ds cinq étoiles. Enfin bref il ne savait plus quoi faire, il n'avait plus vraiment de but, plus de famille non plus, un homme brisés mentalement et physiquement . Il c'était habitué à de e voir que d'u seul oeil, et en réalité, se 'était pas vraiment ce qui l’inquiéter, il avait vu la déclaration du Seigneur des pirates avant de mourir et lui avait compris son véritable message et son but. Mais les gens pourraient mal l'interpréter, le monde va devenir vraiment chaotique maintenant . Et lui ? Comment ils vont justifier l'arrestation du "Héros de La Marine"? Celui qui avait sois disant arrêter le plus recherché des criminel au monde .

Starl était dans un cellule depuis quelques jours, il ne fessait rien, il était en pleine réflexion sur son devenir, mais il semblait choqué , les geôliers l'on vraiment sous-estimer, il lui avait juste attaché les mains avec une paire de menottes tout simple . Comparé à sa précédente prison où il l'avait enchaîné de la tête au pied . Il était assis sur le sol, appuyé contre le mur . Il observé tout les personne qui était dans les alentours, ils avaient tous la dégaine de voleurs où de criminels . Il n'était pas du tout à ça place. Il était l’intrus, un ex haut officier déchus au milieu de milieu de voleurs à l’étalage et de psychopathe sanguinaire. Tout cela était pitoyable, vraiment pitoyable .

Mais un bruit lui fît alors arrêter dans son activité préféré qui consistait à compter les rats qui passaient devant lui, il ne vit pas grands choses mais deux jeunes demoiselles du même âge , passèrent devant lui, il croisa le regard de l'une d'elle pendant une fraction de seconde . Étrange … Elles ne ressemblaient pas le moins du monde aux stéréotypes criminels . Intrigué stark se leva pour mieux les observés . Il fût amusé par la façon quelle avaient de mettre en colère le colonel de la base. Puis il décida alors de se rasseoir à la même place que tout à l'heure . Puis il entendit comme un grand bruit un peu comme si un éclair avait frappé à l'intérieur de la prison . Il regarda alors dans la direction du bruit, une des deux prisonnières avait réussi à se libérer de ses menottes, et c'était approcher un peu trop des barreaux de la cellule . Elle avait l'air drôlement secoué, elle finit par tombé dans les pommes . Ses filles étaient surprenant, elles avaient réussi à attiré la curiosité de Stark . Après quelque instant, il entendu le gros colonel qui leurs adressa la parole, Strak entendu qu'une partie de la phrase , mais il distingua bien les deux mots suivant – Chef - et – Révolution- . Elles étaient donc des révolutionnaires, donc des alliés potentiel pour Stark, si une d'elle connaisait les chef, peut être qu'il pourrait fournir des infos sur le fonctionnement de la Marine et il pourrait alors se racheté une dignité, et mieux avoir un véritable but, c'est à dire établir une société qui n'est plus basée sur la tromperie ni le mensonge ... Il vu ensuite le colonel emmené la jeune femme qui auparavant avait reçu un léger coup de jus, ils l'emmenèrent alors dans un pièce qui semblait être une pièce d'interrogatoire.

La pièce n'était pas trop loin de sa cellule à lui du coup il pouvait entendre des « Splash » où des « Plouf », une méthode bien lâche, Strak en avait marre il décida alors de les aider à sortir de ce trou à rats …




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Erin M. Redd
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MessageSujet: Re: Capture, Encounter, Escape.   Dim 23 Oct - 17:59

Bon... Stia c'était réveiller. Elle ne semblait pas avoir trop de séquelles. Quand un papier était tombé devant les barreaux de sa cellule. Là c'était une chance inespérée. Elle avait propulser vers le trou et s'accrocher aux barreaux. Evidement, le pervers en face de la cellule n'avait pas pu s'empêcher de la siffler. Calme-toi, calme-toi... Le mot avait quelque chose de singulier, que sa soeur n'avait pas vu. La lettre était de... leur mère !! C'était comme un souvenir qui revenait comme une providence après toutes ces années. Tous les souvenirs revenaient en force. Les leçons d'écritures sur la table de la cuisine, pendant que sa mère faisait des bons petits plats. Mais après ce moment de rêverie, une chose la fit revenir à la réalité. Cette lettre, tracé d'une main sure, s'adressait à un jeune homme certainement, mais pas leurs père. Ainsi sa mère aurait eu un autre amour avant de se poser et de se marié. Intéressant. En plus cette lettre était adressé à Silva Shinjutsu. Un des chefs de la révolution. Tout ce recoupait. le nom très étrange de cet homme. Le regard parfois lointain et nostalgique de sa mère. Peut-être regrettait-elle encore de ne pas avoir fait sa vie avec cet homme. Stia la regardait avec des yeux écarquillés, le souffle coupé par la surprise. Dans un moment pareil, avoir une révélation sur ces parents, voilà qui n'était pas banal. Pour une fois le fait d'écouter aux portes et d'espionner lui avait servi. Mais à elles. A leurs passé. Voilà qui changeait agréablement la donne. Mais elles n'étaient pas encore sortie d'affaire. Quand une voix nasillarde et une horrible odeur, comme un parfum bon marché. Le dégoût se répandit sur ces traits, ainsi que sur ceux de sa soeur.

-Dites donc, les gamines!

Oh non. Il avait certainement entendu la fin de leur conversation. Pas bon ça. Il avait un moyen de pression sur elles. Et n'hésiterais pas à s'en servir.

-Vous avez des conversations intéréssantes dites donc! Le chef de la Révolution? Un prénom éffeminé? On va avoir une petite discussion je pense!

Et voilà sa recommençait. Stia lui glissa la lettre dans sa botte, et elle fut attraper par les aisselles et traînée en dehors leur prison. C'était souvent elle qui subissait les interrogatoires musclés. Comme si elle était une proie plus facile. N'importe quoi ! Elle était certainement la plus forte des deux. On la raccrocha à son crochet. Ils devaient penser qu'elles avaient réussie à deux. Cela elle allait l'exploiter. Elle refit les gestes qu'elle avait imité de sa soeur. De nouveau au sol. Elle sortie sa flûte et entendit les bottes du garde qui claquaient, il faisait sa ronde. Elle porta l'instrument à ses lèvres et joua un air qui l'assomma. En plus les clés étaient juste à porter de main ! En se contorsionnant, en se concentrant, elle réussit à les attraper. Même le pauvre débile en face ne pipait plus mot. Elle se précipita et essaya toutes les clés possibles dans la serrure. Enfin avec un grincement effroyable, la porte s'ouvrit. En haut, les bruits d'éclaboussures et de respirations rapides. La torture par la noyade. Un classique. Aussi silencieusement que possible, elle s'avançât dans l'allée. Les effets personnels des deux jeunes femmes avaient été emmener vers la droite. Restait à trouver la salle. Elle se campa devant l'homme sale et répugnant qui se trouvait dans la cellule en face de la sienne.

-Alors qu'est-ce qu'on dit maintenant ? Plus rien hein ! Je te jure que si je te croise encore une fois tu finirais avec une voix de crécelle.

Et puis sans un regard, elle s'avançât dans la direction de la salle des gardes. Celle-ci était toute petite, et sentait le tabac et l'alcool rance. Leurs effets personnels étaient jeter en pèle-mêle dans un coin. Avec un sifflement de rage, elle se rhabilla,mais avant elle se libéra de ses menottes très peu seyantes, pris celle de sa jumelle, les calas sous son bras et refit le chemin inverse. Elle repassa dans l'allée où se trouvait les autres prisonniers. La tête haute, l'air suprêmement indifférente, elle marcha vers la salle des tortures. elle n'avait pas de plan. Mais elle improviserait. Comme toujours. Mais soudain elle senti une main qui lui attrapa le poignet. Elle se tourna vivement vers le malotru qui avait oser la toucher. Mais c'était le prisonnier bizarre. Maintenant près de lui, elle remarqua qu'il avait un bandeau sur son oeil gauche.


Dernière édition par Erin M. Redd le Sam 3 Déc - 20:23, édité 1 fois
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Silva R. Shinjitsu
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MessageSujet: Re: Capture, Encounter, Escape.   Lun 24 Oct - 8:20


Il fallait que je retrouve ce bout de papier. Cependant, les deux prisonnières étaient peut-être plus important que cette feuille, aussi précieuse soit elle. Je me remis en route à travers la foule, en direction de l’arrière du fort de la Marine. Je ne pouvais pas passer juste devant la porte principale ; je me ferais immédiatement prendre par les sentinelles sur les tours et les gardiens de cette porte. Je devais aussi faire attention lorsque je me promenais dans le troupeau : des soldats se cachent également en civil, tout cela pour parer aux attaques de la caserne. C’était bien entendu une utopie, un rêve irréalisable à partir du moment où ils ne réparent guère les trous dans leur défense ; mais si cela pouvait les rassurer de faire croire à la populace que leur fort était imprenable, soit. Tout ce que nous gagnerions en cas de victoire, les deux filles et moi, ce serait purement et simplement des primes encore plus grandes et des chasseurs encore plus nombreux ; en cas de défaites pour quelque raison, nous ne servirons qu’à alimenter la réputation erronée du quartier général. Mais il fallait que j’y aille. Si elles avaient un lien avec mon passé, je me devais de le protéger. Pour Elle. Pour Silva Redd.

J’empruntais des routes entrelacées entre les maisons, plus étroites les unes que les autres. Elles étaient construites un petit peu aléatoirement ; les pavés étaient grossièrement posés sur le sol, liées entre elles par si peu de mortier que les espaces parmi les pierres ressemblaient plus à des crevasses qu’à de réels petits trous. L’architecture des maisons était elle aussi plutôt douteux : les façades avaient des fissures apparentes. Je progressais donc à l’intérieur de ce champ de bataille architecturale. Je croisais quelquefois des mendiants allongés sur ce qu’il leur restait d’affaires ; à ce moment-là, mon but resplendissait. Pourquoi nous battons-nous ? La réponse était évidente à la vue de ces chemineaux. Nous appartenons à ce mouvement révolutionnaire pour reprendre les rênes du pouvoir et nettoyer toutes les bavures du Gouvernement, acharné à rendre la vie des plus démunis misérable. Voilà pourquoi nous nous battons. Pour rendre un peu de dignité au genre humain ; pour nous sauver, simplement.

J’arrivais à l’arrière du bâtiment blanc, bien que toujours caché un peu plus loin, dans les ruelles sombres. Mon informateur révolutionnaire avait dit vrai : une partie du mur était écroulé. Je voyais un tas de gravats blanchâtre, et sur la partie de mur accidentée quelques planches de bois, sûrement placées là pour réduire les risques d’intrusions. J’observais lentement les alentours. Il n’y avait personne ; personne à droite, à gauche, même aux fenêtres. Cela changeait radicalement de la cohue dans l’avenue de l’autre côté du fort. Je m’avançais jusqu’à pouvoir toucher les lattes de bois. Je regardai une petite seconde derrière moi, pour vérifier que la population présente dans la rue n’avait pas bougé. Avec cette confirmation, j’enlevais délicatement ces planches. Au bout de quelques-unes, je pouvais passer à travers le trou qui s’était dessiné. Ce que je fis. J’arrivais alors dans un couloir assez sombre, éclairé par des torches et quelques ouvertures grossières qui faisaient office de fenêtre.

Tac ! Tac ! Des pas se font entendre. J’avais avancé dans le long couloir, depuis que j’étais rentré dans la base. J’avais tourné plusieurs fois, écouté à quelques portes, mais je n’avais jamais rencontré personne. Ce n’était pas plus mal, ceci dit. Vite, il fallait que je me cache. Je levais la tête ; il y avait une poutre.

- Moon Walk !

Me voilà sur la poutre. Au coin du couloir, deux hommes parurent ; ils portaient des uniformes de soldat. Il ne semblait pas avoir d’armes, ni à leur ceinture ni dans leur botte. Si je devais émettre une hypothèse de rang à leur encontre, je dirais Matelot ; en effet, dans leur main, ils portaient un sceau d’eau. Comme ils ne semblaient pas pressés et discutaient, j’épiais leur conversation.

- Tsss, il me gave, le Colonel, à nous d’mander de nettoyer les bureaux. Pas toi ? fit l’un.

- Pire, tu peux pas savoir. Pis c’est surtout de nettoyer les prisons qui est le plus barbant. répliqua l’autre.

- Ouais ! J’espère que les deux c***es de révolutionnaires vont pas faire de vagues encore ; tout le monde dit qu’elles sont récalcitrantes !

Mon cœur fît un bond. Je n’en était pas persuadé, mais deux femmes dans une prison, ça ne court pas les rues. Qui plus est, celles qui résistent aux brimades des supérieurs mâles d’une base de marins, c’est pratiquement inexistant.

- Et tu sais la meilleure ? Y paraît que le Colonel s’en ai pris plein la tête ! Elles l’ont rembarré, à c’qui paraît !!

- Nan, c’est vrai ?! Elles ont osé ? Oh làlà, il va être de mauvais poil alors !

Des scénarios plus terrible les uns que les autres affluaient dans mon esprit. Des femmes réfractaires, révolutionnaires supposées qui insultent ouvertement le chef de l’île et font des vagues dans le pénitencier ; ils n’allaient pas être doux avec elles. Je savais ce que cela représentait aux yeux des soldats gradés d’être Révolutionnaire. J’en ai d’ailleurs fait l’amère expérience. Des heures de torture, simplement pour te faire avouer tes crimes contre les autorités ; des coups gratuits, des insultes des autres soldats subordonnés. Avec un peu de chance, les quartiers généraux des quatre océans sont moins cruels que la célèbre prison de la Route de tous les périls. En tous cas, je l’espère pour elles ; j’ai beau être puissant, je ne peux rien contre les doses de sérum et les armes de supplice ensanglantées des bourreaux.

Je devais agir vite. Les deux soldats avaient quelque peu accéléré la cadence ; cependant, ils venaient de passer sous la poutre qui me servait de piédestal. Je me levais, en équilibre sur la poutre.

- Razor

- Hein ? T’as dit quelque chose ?

- Ben non, mais j’ai entendu quelqu’un parl…

Badaboum ! Les deux corps léthargiques des soldats venaient de tomber lourdement sur le sol, occasionnant peut-être un petit bruit dans les sous-sols – la prison dans les Bases Marines se trouvent au sous-sol –. Ils n’étaient pas morts ; simplement, ils s’étaient évanouis. Rapidement, j’enlevais les vêtements d’un matelot. Je les revêtis, en prenant soin de cacher les corps sur la poutre. Je pris leur sac, mis mes vêtement dedans, attrapai le sceau, et me dirigeai vers l’escalier ; je m’apprêtais à descendre dans les prisons.
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Stia M. Redd
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MessageSujet: Re: Capture, Encounter, Escape.   Lun 24 Oct - 16:52

Stia toussait pour la enième fois. Elle avait de l'eau plein les voies respiratoires, les cheveux mouillés collés à son visage, et surtout, elle était au bout de ses forces. Elle n'entendait même plus les innombrables questions que ces salauds lui posaient sans répit. Ses tympans souffraient le martyr.
Ses capacitées en apnée? Quelle blague! Avec ce foutu sac sur la tête, elle n'arrivait plus à jauger à quel moment elle allait entrer dans l'eau, ou en sortir. Autrement dit, elle ne savait pas quand respirer.

-Tu l'as dit tout à l'heure! Son nom!

-Allez vous faire voir... Souffla-t-elle

A peine avait-elle fini sa phrase qu'elle repartait la tête plongée dans l'eau. Sa tête tournait, elle avait horriblement envie de vomir. Si elle se retrouvait seule à seule avec ces types, elle leur ferait amèrement regretter tout ce qu'elle subissait.
Mais elle enchaînait les mensonges les uns après les autres. Le greffier de pacotille croulait sous les informations toutes plus bidons les unes que les autres, et pour ce qui est de l'imagination, Stia en avait à revendre. Elle avait réussi à leur faire avaler que le commandant du Athéna était un de ces hommes à deux coudes, que son supérieur était un travesti né sur Skypiea il y a six cent vingt ans, et qu'elle et Erin avaient été adoptées par un équipage de pirates fans des fruits du démon, dont le capitaine était un homme poisson.
Bien sûr, le colonel aux odeurs immondes ne se satisfaisait pas de ses déclarations abracadabrantes, et en redemandait toujours plus. Où était le commandant de la Révolution? Qui était avec lui? Le nom de ses proches? Son île natale? Son âge exact? Avait-il une descendance?
Stia commençait à être à court de jurons pour ce qui était de répondre à ces questions-là. En fait, elle soupçonnait son tortionnaire d'en savoir quelques-unes, et de chercher à l'appâter par la moindre info qu'elle aurait vendue en échanges de quelques précieuses bouffées d'air supplémentaires.

Mais si il y a une chose à laquelle Stia tenait, c'était la Révolution. Elle avait beau être persuadée que son supérieur était un bon à rien qui adorait la voir trimer pour des broutilles, Erin et elle avaient véritablement retrouvé un semblant de famille dans leur engagement. Elle venait d'avoir des informations sur le Leader, et surtout, il semblait que celui-ci soit lié à leur défunte mère, Silva Redd. Pas question de vendre ne serait qu'un cheveu de l'homme que leur mère avait pu aimer dans le passé.
Soudain, elle réalisa qu'on la traînait un peu plus loin que la bassine. On lui enleva le sac de sur la tête, elle la lumière du soleil qui filtrait à travers les barreaux l'aveugla momentanément. Elle avait horriblement mal aux yeux, et n'osait imaginer la tête que sa soeur aurait fait en voyant celle qu'elle devait avoir à présent. En plus, comble de l'horreur, l'eau qui avait gorgé ses cheveux trempés avait joyeusement dégouliné partout sur elle. Pour faire simple, Stia était trempée. Et transie de froid par la même occasion.
Ce qui ne la calma pas pour autant. Au contraire, sa fureur avait redoublé.

-Je te préviens gros porc, ta flotte je te la ferais boire jusqu'à ce que t'en crèves!!

Le "gros porc" lui asséna une gifle retentissante, qui fut sûrement entendue dans tout l'étage, encore plus que les jurons de Stia. Celle-ci sentit qu'on l'attachait, et se demanda vaguement ce qui l'attendait ensuite.

-T'as la langue bien trop pendue, Redd! T'as de la chance que j'en ai encore besoin pour entendre ce que tu as à me raconter, sinon il y a longtemps que je te l'aurais arrachée! Et avec plaisir!

-Tu la veux? La voilà! Uuuuh!!

Elle lui tira la langue comme une gamine de cinq ans, mais cela suffit à pousser le colonel déjà bien enragé à bout de nerfs. Attachée en l'air par deux chaînes auquelles pendaient ses poignets, Stia était dans une situation qui en temps normal ne lui aurait pas vraiment permis de faire la maline, mais c'était sous-estimer le plaisir aux sarcasmes des soeurs Redd que de penser qu'elle pût se taire même dans une situation pareille.

-Alors? T'es pas capable d'affronter une fille comme moi, même enchaînée au plafond alors que toi t'as tes deux grosses paluches sur le sol?! C'est quoi ton problème? Trop gras? Il faut combien de tas de bouse pour nourrir un chien du Gouvernement comme toi??

Là, Erin aurait été fière d'elle, si on exceptait les histoires de bouse. En réalité, Stia n'en menait pas large. Elle avait froid, elle était crevée, et sur le point de subir une autre torture. Elle voyait déjà du coin de l'oeil un de ses tortionnaires qui chauffait un tison. Elle qui travaillait avec les métaux, elle savait très bien combien une brûlûre faisait mal. Et qu'elle avait dû aller trop loin, pour que le Colonel perde la boule au point de torturer une de ses prisonnières sans autorisation de ses supérieurs.
Lorsqu'un marine s'approcha avec un tissu dans la main, surment avec l'intention de la baîonner pour ne pas que les autres prisonniers entendent ses cris, elle lui projetta un formidable coup de pied dans la face, l'envoyant valser contre un mur, où sa petite tête émis un bruit curieusement creux.

-Essaye encore, souffla-t-elle.

Elle se rappela toutes ses séances d'entraînement passées dans le port. Erin était la plus intelligente, elle la plus forte, même si leur agilité était égale. Des années et des années à serrer des boulons, porter du métal, à marteler des plaques et à grimper des pentes pour aller chercher des éléments de son travail lui avaient donné des muscles en béton, et une endurance plus que respectable.
Elle tint bon longtemps, distribuant les coups de pieds à quiconque avait le malheur de s'approcher trop près. Le colonel braillait veinement des ordres, sans toutefois s'approcher lui-même. Lui et les insultes de Stia suffisaient à produire un boucan d'enfer dans tout l'étage. Soudain, la jeune femme eût la maladresse de laisser un des marines passer derrière elle, et quelques secondes plus tard elle se retrouvait les pieds menottés. Après cette erreur, ce n'était plus qu'une question de secondes avant qu'ils ne la neutralisent. Bientôt, un baillon recouvra sa bouche, l'étouffant à moitié, et elle vit le Colonel, rendu complètement dingue par tout le ramdam, qui saisit le métal chauffé à vif des mains de son subordonné horrifié pour se précipiter vers Stia.
Il était fou, et la panique de ses subordonnés désorganisés se lisait sur leurs visages. Deux d'entre eux quittèrent la salle de torture, visiblement pensant échapper au rapport qui ne manquerait pas de s'en suivre, mais les autres se contentèrent de garder leurs bouches fermées par la terreur.

-Cette fois, Redd, tu vas payer pour de bon...siffla-t-il.

Stia ne bougeait plus. Incapable de se décider, immobilisée par la terreur, elle ne pouvait que garder les yeux rivés sur le tison brûlant qui se rapprochait à une vitesse inquiétante d'elle. Sa robe couvrait la plupart de son corps, mais ces épaules, ses avant-bras et son visage étaient à nu.
Ce psychopathe avait l'embarras du choix pour lui infliger la douleur dont il rêvait.

-Où tu préfères que je commence, Redd? Ton joli minois, ou tes mains? Si tu es mécanicienne, tu dois y tenir?

En guise de réponse, elle lui cracha au visage. Deux secondes plus tard, il assenait un violent coup sur l'avant bras non ganté de la jeune femme.
Elle hurla de toutes ses forces, et le baillon tomba.

Au même moment, la porte s'ouvrit sur un inconnu.

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Wolf D. Stark

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MessageSujet: Re: Capture, Encounter, Escape.   Lun 24 Oct - 20:42



Wolf était là dans son trou à rats, et ce jour ne ressemblait à aucun autre, disons juste qu'il était un peu moins blasé que d'habitude, ses jeunes filles avaient attisé sa curiosité, il serait prêt à les aider coûte que coûte. Il décida alors de se libéré de là. Ses simples menottes était bien fragile comparé à ses pouvoirs. Qu'il avait acquis pendant sa carrière militaire . Il aurait put s'échapper depuis un moment mais il lui manqué un raison de le faire . Et la raison il l'avait enfin trouvé aidé ses jeunes révolutionnaires et trouver le chef de ce mouvement. Mais il se posa alors un tas de question, il allait forcement le reconnaître, son visage et son nom avaient traversé le monde avec l'annonce de l'arrestation du Seigneur des Pirates.

Mais bon plus important que tout cela, il devait pour commencer par ôter ses menottes. Il se leva donc et se rapprocha de la cage, et il attendit que le geôlier soit loin de son champ de vision. Il enduit alors tout son corps d'une sorte d’armure invisible, plus communément appelé Haki où encore fluide. Il fracassa alors ses menottes contres son genoux droit. Les morceaux métalliques se brisèrent en mille morceaux et s'éparpillèrent sur le sol crasseux de la cellule . Il resté maintenant à franchir les barreaux de la cellule . Il prit du recul pour arrivé jusqu'à l’extrémité la plus éloigné du barreaux . Il se prépara à défoncé la porte avec une attaque.

___Rankyaku Korou___

Un fluide sortit de son pied, il avait l'allure d'un loup bondissant c'était une technique du pied ouragan de l'art martial appelé Rokushiki, il l'avait même perfectionné, ce qui devait alors ressemblait à une attaque à distante et tranchante , elle explose plus qu'il ne tranche d'ailleurs. Et c'est exactement ce qu'avait fait la cage de fer . Explosé , elle s'arracha même des gonds pour aller s'écraser contre le mur en face de lui . Bien évidemment il aurait put essayer de la crocheté, mais c'était beaucoup moins amusant, en plus il ne voulait pas être discret, il avait hâte de voir l’excuse qu'allait donné le gouvernement sur son enfermement et son évasion . Bon il devait retrouver ses effets personnels avant tout, il décida alors d'aller dans la salle des affaires des détenus, il trouva alors ses deux revolvers préférés et modifiés . Il les regarda alors avec un petit air nostalgiques, il avait tellement tué avec eux, et au nom de quoi la justice ? La liberté des peuples ? Une véritable mascarade, un système basé sur la censure et le mensonge, tu parles d'une histoire sombre .

Puis il décida alors de partir dans la salle de torture où il avait emmené la demoiselle. Pui il attendit alors des bruits de pas, et sûrement une femme vu le bruit que fessait les talons sur les dalles du sol de la prison .il se cacha alors dans une angle pour intercepter la demoiselle, elle passa alors devant lui sans même le voir, il l’agrippa de justesse par le poignet. Bien que surpris elle n'eut pas le temps de dire le moindre mot un troupe d'une dizaine de matons, avait été avertis par les nombreux bruits anormaux provenant des geôles. Pas le temps de perdre du temps avec de telle futilité, Starl utilisa alors un des formes du haki les plus puissantes et les plus rares qui existait, une onde de choc envahit alors la prison et les ennemis s'effondrèrent en s'écrasant contre le sol en tremblant de peur, il avait fait attention que la jeune femme ne soit pas affecté par cette attaque psychique. Il la regarda alors droit dans ses yeux il lui adressa alors la parole

- « J'ai pas le temps de te dire qui je suis, mais allons libérer ta collègue et partons d'içi au plus vite j'entend encore des bruits de pas, on va avoir tous les marines de la base ! »


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Erin M. Redd
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MessageSujet: Re: Capture, Encounter, Escape.   Mar 25 Oct - 16:14

L'homme au bandeau avait alors envoyer un fluide un peu étrange, enfin pour toute personne qui ne l'utilise pas évidement ! Et d'un coup tous les gardes de la forteresse c'étaient effondrés comme frapper par la foudre. Erin ouvrit la bouche en grand et resta ébahi, comme un lapin devant des phares de voiture.

Elle était encore sous le coup de l'émotion quand l'homme déclara :


- J'ai pas le temps de te dire qui je suis, mais allons libérer ta collègue et partons d'içi au plus vite j'entend encore des bruits de pas, on va avoir tous les marines de la base !


Oui. Il avait raison bien entendu. La jeune femme se secoua un bon coup. Vite il n'y avait pas de temps à perdre ! Sans un mot, car elle était très inquiète pour sa soeur, elle se précipita dans la salle des tortures où se trouvait Stia. Quand soudain un hurlement retenti. C'était elle. Le lien qui les unissaient faisait aussi sentir la douleur à Erin et elle s'effondra, la main droite en feu. Ce qu'il c'était passé, elle l'ignorait, mais le salaud qui avait fait ça allait le regretter !

Elle se releva d'un bond, et sans un coup d'oeil pour l'homme à ses côtés s'élançât. La porte était entrouverte, et on voyait un énorme homme ruisselant de sueur, un bout de métal rouge à la main en train de ricaner comme un dément. Malheureusement pour les deux gardes près de la porte, ils allaient aller très vite rejoindre leurs ancêtres dans l'enfer. Enfin c'est comme cela que ce représentait les choses pour Erin, qui voyait rouge, à cause de la douleur et de l'inquiétude. Elle était presque sur eux quand une autre silhouette apparue à l'angle du mur.

Une vrai réunion cette prison. Peut-être y avait-il une orgie le soir même. Ou un truc dans le genre pour rameuter autant de monde.


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Silva R. Shinjitsu
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MessageSujet: Re: Capture, Encounter, Escape.   Mar 25 Oct - 23:34

J’arrivais au bout de l’escalier en colimaçon. Des torches éclairaient péniblement le bas des marches. Les flammes dansaient sur leur chalumeau, comme pour narguer les quelques passants ; elles-mêmes qui, de par leur symbolisation, faisaient penser immanquablement à la demeure éternelle de l’effroi et de la peur, l’Enfer. N’était-ce pas juste, finalement ? Qui sait ce que cache les entrailles des bâtiments fédéraux ? Personne. La censure est tellement bien menée qu’elle permet aux soldats d’utiliser la torture comme bon leur semble. Lorsque l’on est la victime, on pourrait réellement se croire en Enfer ; une douleur insoutenable, une pression psychologique insupportable, un corps en lambeaux …

J’avançais dans le couloir. Je commençais à percevoir quelques voix ; malheureusement, pas assez pour réussir à comprendre leur conversation, même pas assez pour savoir s’il s’agissait d’hommes ou de femmes. Après tout, je pouvais toujours espérer un scénario calme et paisible : les deux révolutionnaires avaient réussi à s’échapper, elles avaient pu me rejoindre et nous avions alors pu partir en dehors de cette base. Au fond de moi, c’est ce que j’espérais. Mais j’avais assez de logique pour ne pas croire une seconde à cette hypothèse ; cela relèverait du rêve, de l’utopie. J’avançais prudemment ; les voix s’étaient tues. Le fond du couloir était en vue. Il y avait une porte, placée là ; je redoutais ce qu’il y avait derrière. Et s’il y avait purement et simplement deux corps sans vies ; les deux corps des filles Redd ? Je serais venu pour rien. Je n’aurais pas su préserver mes liens avec le passé. Non. Il fallait cesser ces hypothèses morbides qui finiraient par me ronger psychologiquement, et procéder avec logique et concentration. Il faudrait tout d’abord commencer par vider mon esprit. Oui.

J’étais devant la petite porte en bois. Elle était vieille, et assez poisseuse. J’apposais ma main sur la poignée et tournais lentement ; la porte s’ouvrit avec un léger grincement sur un second couloir, un peu plus illuminé que celui où je me trouvais. Nous pouvions voir quelques grilles, sûrement des prisons.

Zuuum. Une décharge de Fluide survient du couloir devant moi ; et je ne pouvais guère me tromper, il s’agissait bien de la couleur de l’armement. Je n’avais pas vu quelqu’un maîtriser cette facette du Fluide depuis que j’étais parti de Grand Line pour me réfugier dans les Quatre Mers. En tous cas, si une personne maîtrisait le Haki de l’armement, autant faire attention ; cela voudrait dire qu’il excelle en combat. J’aurais pu utiliser une autre sorte de Fluide, pour savoir qui était l’assaillant. Mais on ne sait ce qui peut arriver plus tard ; je préférais donc garder mes forces pour la suite.

- Razor.

Je me retrouvais juste au coin du couloir, à quelques mètres de ce que je pensais être le foyer de la décharge de Haki. Je pouvais ouïr une voix, masculine d’après son timbre.

- J'ai pas le temps de te dire qui je suis, mais allons libérer ta collègue et partons d'ici au plus vite j'entends encore des bruits de pas, on va avoir tous les marines de la base, dit-il.

Non. Il n’y avait aucun bruit de pas aux alentours. Malgré ma technique, issu du répertoire fabuleux du Rokushiki, cet homme m’avait entendu me déplacer. Ce n’est pas donné à toutes les oreilles d’entendre quelqu’un bouger avec une technique aussi fulgurante. J’étais forcé de reconnaître sa valeur ; mais pas tout de suite. Réussir la mission que j’ai prise, c’était mon but du moment. Je jettai un coup d’œil furtif à l’angle. Le groupe était rentré dans une pièce, où pullulait des personnes en blanc.

- Arghhh !!

Je connaissais cette sorte de cri. Ce son que l’on sort lorsque la sensation de vie nous quitte ; celui que l’on crie haut et fort lorsque l’on nous torture. Je devais intervenir.

- Razor.

Me voilà dans la pièce, à l’angle d’un mur. Trois hommes de la Marine, deux femmes et un homme habillé de vêtements blanc crasseux. Une des femmes étaient attachée, l’autre avait brandit un coutelas qu’elle pointait en direction de deux gardes.

- Assez !!! dis-je, désarmant la demoiselle grâce à un couteau à lancer.

Tout le monde avait les yeux rivés sur moi. Ils me regardaient tous avec stupeur. Je n’avais pas gardé mon costume blanc de Marin – je l’avais enlevé entre-temps – : j’avais remis mon ensemble noir. Ils me dévisageaient, lorsque soudain le Colonel cria fort.

- Ah Ah ! Toi, ici ! Tu ne manques pas de culot, Shinjitsu, pour te pointer en plein interrogatoire ! On parlait de toi avec la demoiselle, justement ! Et toi, Starkk, tu vas retourner dans ta cellule avec l’autre fille !!

- Le supplice du fer à une femme ? Vous et les autorités corrompues êtes donc tombés si bas …

Il grommela très fort et m’insulta à plusieurs reprises. Rapidement, je m’étais déplacé de sorte à être à côté de la femme suppliciée. Je défis promptement les chaînes de ses poignets, sans qu'aucun des gardes n'ait eu le temps de réagir. En attendant, la situation était figée. Nous ne faisions que discuter ; pourtant, l’heure tardait, et la relève de la garde n’allait pas tarder à arriver sur le lieu d’interrogatoire…

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Stia M. Redd
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MessageSujet: Re: Capture, Encounter, Escape.   Mer 26 Oct - 9:47

En voyant tant de monde débouler dans la salle de torture, Stia se demanda ce qu'il se passait. Puis elle vit sa soeur, visiblement en panique, et avec elle le prionnier borgne habillé de blanc. Erin se précipita, couteau à la main, vers deux des marines, mais elle fut désarmée en un quart de seconde par un autre type, entièrement vêtu de noir, qui venait d'arriver.

-Assez !!! Dit-il

Stia le dévisageait. Elle connaissait cet homme. Où l'avait-elle déjà vu? Impossible de s'en rappeler. Le marine dément se remit à beugler.

-Ah Ah ! Toi, ici ! Tu ne manques pas de culot, Shinjitsu, pour te pointer en plein interrogatoire ! On parlait de toi avec la demoiselle, justement ! Et toi, Stark, tu vas retourner dans ta cellule avec l’autre fille !!

Alors le type en blanc s'appelait Stark. Que faisait-il hors de sa cellule, avec Erin qui plus est? Et sa soeur, comment s'était-elle sortie de sa cellule?

- Le supplice du fer à une femme ? Vous et les autorités corrompues êtes donc tombés si bas …

Soudain, Stia et Erin se dévisagèrent. Comment le colonel avait-il dit que cet homme s'appelait?
Les interrogations silencieuses furent interrompues par les chaînes dont Stia fut libérée en un fraction de seconde par l'homme en noir. Elle tomba au sol, et réussit à conserver l'équilibre bien qu'elle vacillât un instant. Aussitôt, elle alla plonger son bras dans le bac d'eau où on avait plongé sa tête auparavant. Un gémissement lui échappa, mais Dieu que ça lui faisait du bien!
Elle sentit Erin approcher par derrière et lui attacher sa ceinture autour de la taille sans mot dire. Qu'il était bon de retrouver ses bons vieux revolvers! Stia arracha le foulard bleu d'un des marines et se fit un bandage sommaire autour de sa brûlûre. Il resterait sûrement une cicatrice.

-Vous les Redd, retournez dans votre celllule! Brailla soudain un moussaillon plus courageux que les autres.

Il se retrouva dans la seconde qui suivit avec le revolver de Stia pointé juste entre ses deux yeux. Et elle ne plaisantait certainement pas.

-Toi je te conseille vivement de la fermer sinon je te ferais savoir pourquoi on m'appelle Triple Hands.

-Stia.

Elle savait. Tout comme Erin, elle aussi en avait sa claque de la marine et de ses prisons. Son bras lui faisait mal, et elles brûlaient de poser des questions à ce Shinjutsu. Qui était-il vraiment? Avait-il un lien avec leur mère? Mais ses
interrogations furent coupées court par une alarme, qui venait de se déclencher.

-Oh, Enfer... Souffla-t-elle.

Profitant que l'alarme sema un vent de panique chez les fuyards, les marines se relevèrent en position d'attaque. Stia savait que sa soeur ne pourrait faire usage de sa flûte sans attaquer aussi les deux hommes, qui ne savaient pas l'astuce pour ne pas subir ses attaques. Elle lui lança son fusil, et s'arma elle-même de ses deux revolvers.

D'un kick dans la machoîre, elle mit K-O le premier marine qui s'approcha d'elle pendant que sa soeur tirait un coup sur l'attroupement de marines qui arrivait. Elle laissa le soin à l'homme en blanc de s'occuper du colonel maboule, tandis qu'elle-même commençait à enchaîner des mouvements qui mêlaient agilité et combat, synchromes avec ceux de sa soeur jumelle.
Ils n'allaient pas manquer d'action.

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Wolf D. Stark

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MessageSujet: Re: Capture, Encounter, Escape.   Mer 26 Oct - 12:21



Wolf était maintenant devant la jeune demoiselle, elle semblait surpris de son onde de Haki, mais elle reprit rapidement son esprit, elle se révéla alors et se précipita alors vers la salle des tortures, elle semblait attaché à sa collègue, et Wolf percuta alors, la similitude physique était troublante entre les deux demoiselles, enfin d'après les courts aperçu qui avait vu. Elles étaient sûrement parent, peut être des sœurs, voir même jumelles. Bref Stark était maintenant sur les talons de la jeune demoiselle, elle semblait avoir des ailes, elle était sans aucun doute affecté par les bruit de torture que Strak venait d'entendre .

Torture,esclavage, génocide, tout ce caractère underground que Wolf avait découvert récemment, lui qui avait toujours vogué sur les mers avait les drapeau de la justice, il avait eu une confiance aveugle et loyal envers la Marine, peut être qu'il avait été un peu naïf. Mais ce temps était terminé, il éprouvé un sentiment de haine et de trahison . Enfin il savait que les petits soldats de la marine étaient pour la plupart pas au courant, de l'histoire ensanglanté et sombre de l'histoire.

Il était maintenant arrivé devant la porte déjà ouverte de la salle de torture, le gros et crasseux colonel était là avec un fer chauffé, il venait d'affliger un supplice sur le poignet de la jeune demoiselle. Un homme noir fît alors interruption au milieu de la pièce, on aurait put croire qu'il avait apparut comme par magie, mai en réalité il avait utilisé la technique de déplacement du Soru . La jeune demoiselle qui accompagnait Stak était maintenant armé et s’avança avec conviction vers les marines, mais elle fût désarmée par l'homme en noir qui avait lancé un couteau avec grande dextérité sans même blessé la jeune femme , il cria alors en surprenant tout le monde.

-Assez !!!

Puis ensuite le Colonel sadique beugla comme un porc

-Ah Ah ! Toi, ici ! Tu ne manques pas de culot, Shinjitsu, pour te pointer en plein interrogatoire ! On parlait de toi avec la demoiselle, justement ! Et toi, Stark, tu vas retourner dans ta cellule avec l’autre fille !!

Strak fût comme piqué à vif, ce colonel pouilleux lui parla comme un chien, était il complètement suicidaire. Bien que Stark n'était plus Vice-Amiral, il en avait toujours le niveau voir plus . Il se calma alors est se souvenu alors du premier nom qui avait beuglait le colonel, Shinjitsu, étrange il avait déjà entendu ce nom mais il ne savait plus où, pas grave il avait déjà disparut pour rejoindre la demoiselle enchaînée, il la libéra alors et tout alla très vite. Les deux demoiselles se mirent en action avec une rapidité hors norme . Elle s'occupèrent alors des soldats marines . Stark avait un compte à réglé avec le colonel un peu trop impolie à son goût. Le colonel sortit alors un revolver et tira en direction de l'ancien Vice-Amiral . Strak l'évita en utilisant la technique du Soru, si bien qu'il se retrouva alors devant le colonel en ayant esquivé la balle, qui elle avait fini sa trajectoire dans le mur en face . Stark lança alors un attaque « Index Gun » , son index devenait aussi dur et aussi rapide qu'une balle. Son doigt se planta dans le poignet, le fessant lâché le revolver. Stark le pris par la gorge, et il le fît soulevé du sol .

« N'oublie pas qui je suis, Colonel... » dit-il avec un regard assez terrifiant.

Il projeta alors le colonel d'une seule main, dans le mur derrière lui, l'impact fût tellement violent qu'il s'encastra dans le mur, il tomba alors inconscient . Ensuite il reprit son calme, et il vu alors que tout les marines avait été neutralisé grâce à ses nouveaux alliés puis il dit

« Bien mes amis , ils faut partir, d'autres arrivent …. »

Alors tout le monde le suivit vers l’extérieur de la prison, mais une fois dehors , il avaient une trentaine de marines qui les tenaient en joue avec des fusils et même des canons, les choses allaient devenir problématique, ils pouvaient plus quitté l'île en toute discrétion maintenant …


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MessageSujet: Re: Capture, Encounter, Escape.   Jeu 27 Oct - 8:03

Bon certes se faire désarmer par des incompétents c'est vraiment humiliant. Mais bon on va passer sur ce fait.D'ailleurs l'homme en noir, qui ressemblait beaucoup à une chauve-souris de loin, rugit d'une voix de sentor :

-Assez !!!

-Ah Ah ! Toi, ici ! Tu ne manques pas de culot, Shinjitsu, pour te pointer en plein interrogatoire ! On parlait de toi avec la demoiselle, justement ! Et toi, Stark, tu vas retourner dans ta cellule avec l’autre fille !!

Oh non pas encore !! Ras le bol quoi !! C'était toujours les mêmes qui finissaient sous les verrous, cela commençait à bien faire !

- Le supplice du fer à une femme ? Vous et les autorités corrompues êtes donc tombés si bas …

Avant qu'elle est eu le temps de s'approcher de Stia, l'inconnu l'avait détacher. Mais comme elle était épuisée, elle finit tête la première dans le banquet d'eau posé au milieu de la pièce. Erin se précipita vers elle et lui accrocha sa ceinture autour de la taille. Elle la connaissait par coeur, elle savait qu'elle irait beaucoup mieux avec ses pistolets, et les autres qui subiraient son courroux beaucoup moins bien. Ah oui l'homme au bandeau s'appelait Stark. Information intéressante... Avec un sens aigu de la justice. C'étaient certainement des révolutionnaires.
Erin et sa jumelle se regardèrent, puis d'un commun accord commencèrent le carnage.

-Vous les Redd, retournez dans votre celllule!

C'est sur c'est beaucoup plus simple de s'attaquer des femmes. Un lâche comme tous les autres marines dans son genre. Et là comme pour appuyer ses pensées, le revolver de Titi se retrouva entre les deux yeux de l'imbécile.

-Toi je te conseille vivement de la fermer sinon je te ferais savoir pourquoi on m'appelle Triple Hands.

-Stia.

Les questions qu'elles se posaient sur leur mère allaient peut-être trouver des réponses. C'est l'homme en noir qui pouvait y répondre.

-Oh, Enfer...

Mais juste à ce moment là, les marines se mirent en position d'attaque. Stia lui balançât un fusil, pris aussi les siens. Dos à dos elles se mirent en action. Erin tira un coup dans la masse des attaquants et blessa juste un homme. L'homme au bandeau devait certainement s'occuper du gros lard. Coups mortels, mâchoires fracassées, les gardes en prenaient plein la tête. C'était comme si on voyait deux images presque identiques se battre et ravager des hommes sur leur passage. Soudain un grand bruit et le colonel alla s'écraser sur le mur d'en face. Le bandeau avait un regard de tueur. Plus de marines debout parfait.

« Bien mes amis , il faut partir, d'autres arrivent …. »

Il avait encore une fois raison. Vraiment lassant à force. Tous se ruèrent dehors. Mais la surprise ou pas puisque c'était prévisible, une bonne escouades de marines les attendaient de pieds fermes. Partir en toute discrétion allait devenir un peu... compliquer. Erin échangea un regard avec sa jumelle et d'un bond feinta vers la gauche, ne se retournant pas pour voir sa soeur faire de même. Le but : faire diversion, se séparer et se retrouver sur le port. Simple non ?


Dernière édition par Erin M. Redd le Sam 3 Déc - 20:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Capture, Encounter, Escape.   Ven 28 Oct - 14:58

Le colonel continuait à grommeler. Il blasphémait envers et contre tout le monde, et maudissait ouvertement ses hommes de m’avoir laissé traverser la base. En faisant abstraction des injures de l’Officier, je pouvais remarquer que les personnes à l’intérieur de la salle étaient pensives. Sans doute étaient-ils immergés dans leurs pensées, se remettant de leurs émotions. Qu’importe. La jeune fille que j’avais libéré vacilla longuement après que le sauvetage ; finalement, elle plongea son bras brûlé au fer chaud dans la bassine d’eau, en face d’elle. Quant à l’autre, elle vint rapidement aux côtés de la suppliciée, et attacha une ceinture garni de plusieurs revolvers. Puis, la brûlée arracha un foulard bleu au pied d’un Marin, et le plaça sur sa plaie, de façon à camoufler quelque peu la blessure. Stratagème plutôt ingénieux, surtout si nous arrivions à sortir de ce trou ; les habitants serait plutôt effrayé d’avoir à quelques mètres d’eux une prisonnière. Les deux soldats aux côtés du Colonel commençaient à s’agiter. Entre deux insultes, un d’eux, d’un ton plus qu’autoritaire, cria aux deux jeunes filles :

- Vous, les Redd, retournez dans vos cellules !

Soudain, la femme au bandeau dégaine son colt, pile entre les deux yeux de son interlocuteur.

- Toi, je te conseille vivement de la fermer, sinon je te ferais savoir pourquoi on m’appelle « Triple Hands ».

Il se contenta de gémir et posa son arme braquée sur elle. Puis, sa sœur l’interpela par son nom. Son ton était plutôt autoritaire, et pouvait sembler maternel. La fille dénommée Stia baissa son arme. Si elle ne l’avait pas fait, j’aurais agi exactement de la même façon que lors de mon entrée : je l’aurais désarmé. Peut-être aurais-je simplement posé ma main sur l’arme pour la faire descendre ; peut-être me serais interposé. Je ne sais.

Tuut ! Tuut ! Tuut ! L’alarme s’était déclenchée. Le Marin désarmé et son complice avait bien profité de l’inattention des deux filles : ils s’étaient de nouveau armé, prêt à nous barrer la route.

- Oh, Enfer … pesta Stia Redd.

Pendant ce temps, l’homme en blanc, soit Stark, s’occupait du Colonel. Celui-ci insultait toujours autant, mais c’était trouvé un autre bouc-émissaire pour recevoir ses injures. Maintenant, c’était Stark qui prenait tout. Il bouillonnait ; cela pouvait se voir à vue d’œil. Mais le Colonel semblait ne pas faire attention à cela. Le prisonnier serra le poing, et exécuta la technique de déplacement rapide Razor magistralement bien. Combiné à cela, il planta un Shigan dans le poignet de l’Officier supérieur, ce qui le contraint à lâcher son pistolet. Manifestement, l’homme vêtu de blanc était un spécialiste du Rokushiki ; sûrement un ex-agent du Gouvernement capturé, ou un haut-fonctionnaire de la Marine jugé « déloyal » par ses pairs.

La situation s’envenimait. Autant intervenir. Un ennemi armé d’une lame se pressa sur moi.

- A mort la Révolution !! dit-il furieusement.

Je passai rapidement derrière lui et lui asséna un coup violent à la tempe. Il tomba aussi rapidement qu’il était arrivé. Il n’y avait plus d’ennemis … dans la salle, tout du moins. Chacun de mes alliés se retourna ; nous formions une ronde.

- Bien. Mes amis, il faut partir : d'autres arrivent … s’exclama Stark.

- C’est fort juste. Partons.

Nous nous ruâmes dehors. Toutes les troupes étaient de sortie. Les uns, placés en hauteur, étaient armés de fusils braqués sur nous ; les autres, au sol, avaient des sabres. A vue d’œil, ils devaient être une bonne vingtaine. Au sol. Il y avait quelque trentaine de soldat, toutes écoutilles ouvertes, prêt à bondir sur nous. Seul, il m’était facile de m’échapper. Mais autant écarter cette possibilité ; même si je pensais que Stark avait une très bonne technique de combat, comment vérifier ? Et est-ce que les deux femmes pourraient suivre ? Sûrement, mais éviter les risques. Les renseignements, tout d’abord. Les soldats ne voudraient pas abattre de suite des cibles aussi importantes que nous, et la peur de mourir tétaniserait les soldats pour un bon moment. Ne pas oublier que j’étais le leader de la Révolution, réputé pour être une personne sanguinaire et dénuée de compassion pour ses adversaires.

- Stark. Quel grade occupiez-vous lors de votre carrière dans l’armée ? Savoir si je peux compter sur vous pour m’épauler dans ce combat. Puisqu’une d’entre elles a été blessé, je ne voudrais pas les faire combattre.

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Stia M. Redd
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MessageSujet: Re: Capture, Encounter, Escape.   Ven 28 Oct - 19:34

- Bien. Mes amis, il faut partir : d'autres arrivent … souffla le dénommé Stark.

- C’est fort juste. Partons.

Stia lût l'exaspération sur le visage de sa soeur, mais ne le partagea pas vraiment. En tout cas, elle n'en eût pas le loisir: les marines n'étaient pas discrets, à se déplacer en troupant en hurlant comme des fous. Décidément, une évasion n'étaient pas dans leurs habitudes.
Tout simplement, elle se contenta de suivre le mouvement qui les tira tous les quatre hors de la prison, jusque dans la cour du QG de la marine, où un acceuil digne de ce nom les attendait. Visiblement, les marines tenaient à leur honneur et à leurs prisonniers, car ils avaient visiblement vidé les couloirs de leur prison pour les retenir.
Il y en avait partout: sur les murailles intérieures du fort, tous en joue avec leurs fusils au métaux de piètre qualité, au sol bien sûr avec des sabres, mais le total n'atteignait pas tout à fait la cinquantaine.
Le petit pépin, c'était qu'ils n'étaient sûrement ni à court de fusils, ni à court de sabres. Stia ressera les sangles de son corset en titane, tapota le talon de ses bottes contre le sol et remplit ses barillets d'un geste rapide et precis. Le combat ne s'annonçait pas sans difficultés.
Partir discrètement était à présent une option à raturer. Elle détailla la configuration des lieux d'un oeil expert: la grande porte fermement close et barrée comme s'ils s'attendaient à ce qu'elle sorte un bazooka de sous sa jupe, la prison derrière eux qui les invitait à revenir en son sein. Même pas en rêve. Les chaînes et la puanteur, elles avaient assez donné. Seuls les flancs étaient exploitables: la muraille circulaire présentait deux escaliers, certes recouverts de marines en état d'alerte mais largement à découvert pour qu'elles s'y frayent un chemin.
Pendant ce temps, le type en noir, Shijitsu, s'adressait à l'autre, celui en blanc.

- Stark. Quel grade occupiez-vous lors de votre carrière dans l’armée ? Savoir si je peux compter sur vous pour m’épauler dans ce combat. Puisqu’une d’entre elles a été blessé, je ne voudrais pas les faire combattre.

Stia haussa les épaules, et soupira. Comme si Erin et elle, qui s'étaient débrouillées seules jusque-là pour survivre, avaient besoin d'être protégées sous prétexte qu'elles étaient des femmes. Bon, son bras la picotait quelque peu, certes, et elle rêvait de glaçons.
Et bien qu'elle ait un demi-million de questions à poser à Shinjitsu (sa soeur se réservait l'autre moitié), elle jugea que la situation n'était pas à la causette. En fait, elle s'étonnait qu'ils ne se soient pas déjà faits descendre. Qu'attendaient les marines? Ou bien les prisonniers avaient-ils une valeur? Pas sa soeur et elle, en tous cas. Les jumelles s'étaient entendues vouées à Impel Down.

Non, décidément, elles n'avaient pas envie de s'attarder.
Fidèles à leur réputation de têtes brûlées, elles décidèrent de leur solution en un regard: les deux escaliers qui menaient aux murailles feraient des issues de secours acceptables. Stia se rua vers la droite, sachant que sa jumelle irait droit vers la gauche. Elle connaissait les pensées de sa soeur presque aussi bien que les siennes: se séparer, se faire oublier (si possible), et se retrouver au port, vivantes et en meilleur état que possible.

Comme prévu, les marines plongèrent sur elle comme un seul homme.
Sa technique favorite et la plus efficace, celle qui lui avait en outre valut le surnom de "Triple Hands", ne pouvait être mise en action tant que sa soeur avait son fusil, la laissant avec seulement ses deux revolvers. Mais c'était nécessaire, car elle doutait que Erin utilise sa flûte si, comme elle, elle avait été suivie de près par l'un des deux autres prisonniers, qui s'étaient mis en tête de fuir avec elles. Aussi se contentait-elle de danser en distribuant les coups de pieds et les balles, laissant les coups qu'on lui portait ne faire mouche que sur son corset: les sabres se brisaient dessus, mais les impacts des balles en plomb n'étaient certes pas indolores.

Il lui suffit d'un instant de déconcentration, alors qu'elle tournait la tête pour voir comment s'en sortait sa soeur adorée. Elle sentit une balle lui érafler le bras, et un sabre dessina une ligne sanguinolante sur sa jambe droite. Après la séance de torture que l'autre dingue lui avait fait subir, ce n'était certes pas ces égratignures qui allaient ralentir Stia. De plus, elle comprit vite que l'homme derrière elle était un combattant hors pair. Les pauvres marines s'écroulaient comme des masses sur son passage.
Une fois en haut, Stia pria pour que sa soeur trouve un moyen de descendre les mètres de muraille sans faire de folies. Car elle-même était dans une impasse, elle devait bien l'admettre. Et surtout, elle commençait à fatiguer pour de bon. Erin était sûrement en meilleur état, au moins.
Elle s'apprêtait à sauter en désespoir de cause, en contant sur sa bonne étoile, quand une main se posa sur son épaule pour l'arrêter. Elle se retourna vers l'homme et posa la question qui lui brûlait les lèvres depuis leur rencontre.

-Qui êtes-vous?

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Wolf D. Stark

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MessageSujet: Re: Capture, Encounter, Escape.   Dim 6 Nov - 10:05


Le quartier de la marine était en ébulution, malgrès que le crasseux de colonel était hors service la pluspart étaient encore prêt à re-capturer les trois fugitifs qui étaient les soeurs et Stark. Ils étaient maintenat en face d'une palissade humaine de Marines, et Stark vu également que de nombreux homme étaient posté sur le toît également, il y avait en tout un cinquantaine de militaire contre quartre , à douze contre un, le combat aller être passionnant . Soudain l'homme en noir se tourna en direction de Stark alias Silvers Dieu méchant

- Stark. Quel grade occupiez-vous lors de votre carrière dans l’armée ? Savoir si je peux compter sur vous pour m’épauler dans ce combat. Puisqu’une d’entre elles a été blessé, je ne voudrais pas les faire combattre.

Quel étrange question, il ne voulait surement protéger les deux soeurs du combat,mais elles semblaient déterminés à ne pas vouloir rester sur la touche, puis elles se rendirent chacune d'entre elle sur les deux entrées opposées de l'enceinte du bâtiment, Stark décida de suivre l'une d'entre elle, celle qui se nommait Stia enfin de ce qui avait put entendre auparavant. A son ascension trois marine vena lui bloquer le chemin devant les escaliers, il les balaya par un coup pied assez rapide, ils n'eurent pas le temps de riposter, il continua de suivre la demoiselle qui avait eu droit au supplice fer rouge dans la prison, elle se débrouiller plustot bien , elle était une habile combatante, comme sa soeur d'ailleurs. Mais malgrès ses talents guerier elle fût vite submergé par le nombre de soldats aux foulards bleus. Stark vu alors Stia vouloir se jeter du haut de la muraille pour échapper aux Marines, il se précipita alors auprès d'elle en utilisant sa technique de "Razor", il l'attrapa par l'épaule pour la retenir dans son geste . Il lui sourit , sans doute parce qu'elle lui demanda qui il était , la marine avait censuré ses actes, on peut comprendre un ancien vice amiral qui détruit partiellement la Terre sainte des Dragons célestes, libère des esclaves et tue un Amiral sa fait pas bon genre du tout. C'était un bon point après tout au moins il ne serait pas pourchasser sans cesse parceque même les marines ignorer ses actes après la sois disant capture du Seigneur des Pirates.

Il regarda atour de lui l'homme en noir se débrouiller avec beaucoup de dextérité, l'autre demoiselle était également en bonne posture, à part Stia qui avait quelques blessure, et qui était affaiblie après la séance de torture, tout le monde semblait gérer la situation, mais Stark n'avait pas encore montrer son véritable potentiel. Il dégaina alor ses deux revolvers de chargeur de Trente. Puis il utilisa la Technique du "Pas de Lune", un autre technique du Rokushiki, elle donner l’impression qu'il bondissait dans le vide, si bien qu'il était à quelque mètre au dessus de la Zone de Combat. Il commença alors à bombarder les Marines qui avait autour de Stia puis, tout en bondissant dans l'air, il fessait mouche à chaque fois. Les marines criblait de balles et grâce à ses nouveaux camarades qui combattait avec détermination, ils finirent par partir des remparts pour se rassembler ensemble, si bien qu'il n'était plus qu'une dizaine . Il fallait maintenant trouvé un plan pour se sortir de cette île en sécurité .


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MessageSujet: Re: Capture, Encounter, Escape.   Mer 9 Nov - 15:54

Stia avait évidement pris la voie de droite. Elle filait comme le vent et avançait avec aisance. Mais la récente séance de torture l'avait affaiblit. Elle était moins rapide et se blessa. Enfin cela Erin ne le vit pas mais le senti dans sa chair comme un couteau chauffé à blanc. Seulement voilà, elle aussi se faisait attaquer. Par les marines qui n'étaient pas très fute fute il faut le dire. Bon il fallait faire plus attention à l'avenir.

Mais arriver en haut des murailles, un hic se posait : pas de sortie de secours... Une solution s'imposait : faire l'araignée et descendre le mur de briques avec les prises très facile qu'offrait les murs. L'homme en noir l'avait suivit pendant que l'autre au bandeau avait choisit de défendre les arrières de sa jumelle. Avec un soupir ostensible, elle s'accroupit, passa la jambe droite dans le vide, puis prudemment mis l'autre jambe en se tenant à la force de ses bras. Elle chercha une prise avec son pied gauche, fit de même avec le droit.

Elle s'apprêtait à descendre quand elle vit Stia discutait avec l'autre homme. Mais que faisait-elle ? Ce n'était pas le moment !! Elle siffla pour attirer son attention. Mais rien n'y fit, elle ne semblait pas l'entendre. Bon, il valait mieux partir d'ici en vitesse. Rapidement Erin se trouva en bas du mur. Mais là une autre surprise de mauvais goût : un bataillon composer de gros bras attendait de les cueillir. Bon... Cela n'allait pas être facile. Mais pourquoi il fallait toujours qu'elles se fourrent dans des pétrins incroyables ? Dos au mur, la partie était très inégale. A quatre c'était possible.

Excédée elle hurla à l'attention de ces compagnons rester en haut du mur :

Eh oh !!! Vous comptez bavasser encore longtemps ??!! Je vais pas m'en sortir toute seule là !!

Un des mecs poilus commençât à ricaner comme un débile. Ce fut lui qui fut le premier sur la liste. Le nez défoncer par son coup de pied, il jura comme un charretier.

Mais tais-toi malpoli ! Ce n'est pas un langage à tenir devant une dame tout de même!
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Silva R. Shinjitsu
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MessageSujet: Re: Capture, Encounter, Escape.   Ven 11 Nov - 20:56

Après que j’eusse pose ma question, je jetai un rapide regard vers les deux jeunes femmes. L’une d’elle, celle blessée, haussa les épaules en poussant un léger soupir. Le groupe de Marins restait figé sur place ; les uns suaient de peur, les autres tremblaient de crainte. Tous craignaient le combat et le résultat d’un duel. Entre eux et nous se jouaient une bataille de regard. Nous restâmes quelques secondes – que dis-je ! quelques minutes – à nous dévisager. Puis la femme au bandeau, las d’attendre, se précipita sur l’escalier à droite, menant au sommet de la muraille. Sa jumelle fît de même, à l’opposé. Toute cette agitation fit sortir de leur état léthargique les soldats, qui commencèrent à renforcer leurs troupes sur les murailles. De mon côté, j’étais parti pour suivre la femme au bandeau, lorsque soudainement, l’homme en blanc me passa devant. Après tout, soit ; s’il se dirigeait vers la jeune femme de droite, je couvrirais celle de gauche. Je marchai donc dans la trace de la seconde.

Le chemin sur la muraille était pratiquement dégagé. Nous étions la jeune femme et moi au milieu de l’escalier. Les Marins situés en bas diminuaient en nombre ; ils affluaient sur les petits escaliers du côté de la sortie. Peu à peu, la route au-dessus du mur d’enceinte se remplissaient des soldats. Quelques hommes se précipitaient au bas des marches ; lorsqu’ils arrivèrent près de moi, je les repoussais violemment d’un mouvement de pied. Ils tombèrent rudement sur le sol de terre. A l’opposé de notre position, nous pouvions enfin distinguer clairement la porte de sortie.

- Bande de chiffes molles ! Arrêtez-les, c’est pas trois révolutionnaires bidons et un déserteur qui vont vous faire peur, sacredieu ! dit un Marin.

Celui-ci semblait être le supérieur hiérarchique de la totalité des Marins ; il haussait le ton à tout va, grognait pour le moindre défaut de ses hommes, parqué au-dessus de la porte. Les guerriers armés pointaient leur fusil vers la jeune femme et moi ; leurs compagnons épéistes s’élançaient sur nous. Ils nous bloquaient le passage. Il fallait passer en force. Du moins, c’est la seule solution que je trouvais, ne connaissant pas exactement les limites d’agilité et de souplesse de ma partenaire. Mais il en fut autrement. Celle-ci, avec une adresse extraordinaire, descendit à l’aide du mur escarpé au bas de la muraille. C’était une très bonne idée. La cour était presque vide : il ne restait que quelques soldats non armés. Je la laissais faire à sa guise. Après tout, peut-être m’étais-je trompé sur le compte des deux révolutionnaires ; peut-être étaient-elles plus fortes que je ne le pensais.

C’était plus par nécessité que je la laissai se débrouiller. Je devais débarrasser la muraille des Marins, pour ne pas qu’ils prennent pour cible les deux jeunes femmes.

- Toi, là, le Révolutionnaire ! Si tu bouges le moindre petit doigt, je t’explose la face ! s’exclama en riant un Marin, qui me tenait en joue.

- Ouais, vas-y ! Tu pourras jamais nous vaincre tous, je toute façon !

J’arrêtais ma course, et les Marins également. Ces deux personnes parlaient comme des hommes persuadés de remporter la victoire ; pourtant, au fond d’eux, j’étais sûr qu’ils avaient peur.

- Vous avez une demie seconde pour rentrer chez vous ; après quoi, aucun de vous ne sera conscient pour voir la fin de notre évasion.

- Quoi ?

- Ne faites pas comme si vous aviez déjà gagné. Vous tremblez comme des feuilles et suez comme des bêtes ! Alors je me répète une dernière fois. Dans une demie seconde, vous tomberez inconscients.

Ils semblaient ne pas comprendre mes paroles. Ils montaient sur leurs grands chevaux, m’injuriaient à une vitesse folle. Tant pis. Je sortis de ma poche un petit sac, que je jetais au milieu du groupe. Une sorte de fumée verdâtre se répandit sur les soldats ; dès que la fumerolle eut atteint le visage des hommes, ils s’écroulèrent lourdement sur le sol. Ce que j’avais lancé me permettrai simplement de les assommer quelques minutes, guère plus. Mais ce serait suffisant.

Je regardais au pied de la muraille. La jeune fille était figée, face à un groupe d’hommes imposants. Ils étaient sûrement les gros-bras de cette base. Malgré la puissance que je donnais à cette femme, je ne l’imaginais pas capable de terrasser la dizaine d’hommes présents dans la cour. Elle semblait parler à sa jumelle, en haut du mur d’en face.

- Eh oh !!! Vous comptez bavasser encore longtemps ??!! Je vais pas m'en sortir toute seule là !!

Puis un garde se mit à rire, entrainant la moitié de ses comparses dans un magnifique divertissement. La jeune femme, elle, ne vit apparemment pas cela d’un bon œil. Pendant que je descendis la muraille aussi aisément que rapidement, elle asséna un violent coup de pied à l’instigateur de la rigolade. Les hommes étaient stupéfaits.

- Mais tais-toi malpoli ! Ce n'est pas un langage à tenir devant une dame tout de même! dit-elle très sérieusement.

- Entièrement d’accord, Mademoiselle, répondis-je, en arrivant à sa gauche.

Je me plaçai entre la jeune Redd et les hommes encore figés. La seconde d’après, ils tombèrent sur le sol, comme leur compère de la muraille de gauche. Cependant, cette fois, ce n’était pas grâce à ma poudre. Un homme averti aurait décelé la décharge foudroyante de Fluide que j’avais utilisé pour les rendre léthargiques. D’ailleurs, je pensais que le déserteur en blanc qui accompagnait l’autre fille l’avait ressenti. Je me tournais vers mes compagnons, encore sur l’autre muraille.

- La voie est libre, m’exclamais-je en esquissant un sourire.



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Stia M. Redd
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MessageSujet: Re: Capture, Encounter, Escape.   Ven 11 Nov - 23:12

Excédée par l'homme en blanc qui avait délibérément ignoré sa question et sa propre fatigue, Stia renonça à descendre le long de la muraille escarpée. Son geste un peu fou avait été interrompu à temps. Il fallait vraiment qu'elle soit très fatiguée pour avoir mal évalué les risques. Sa soeur l'aurait tuée si elle l'avait vue faire. Elle fit volte-face pour voir le type en blanc, un ex-marine à ce qu'elle avait compris, s'élever dans les airs et utiliser une technique qu'elle avait déjà vue employée par les membres du gouvernement.
Mais elle n'eut pas le loisir de s'interroger plus sur ses origines car elle entendit l'appel de sa soeur, à une dizaine de mètres.

-Eh oh !!! Vous comptez bavasser encore longtemps ??!! Je vais pas m'en sortir toute seule là !!

Ne sachant elle pas se déplacer dans les airs ou faire cracher des bulles aux soldats en un clin d'oeil, elle se contenta de se forger un chemin comme elle pouvait sur la muraille, faisant basculer par-dessus bord ceux qui ne cédaient pas sous ses balles, elle réussit à atteindre Erin en quelques minutes. Celle-ci, fidèle à elle-même, râlait après les marines.

- Mais tais-toi malpoli ! Ce n'est pas un langage à tenir devant une dame tout de même! disait-elle.

- Entièrement d’accord, Mademoiselle.

Le type en noir, celui qu'elles soupçonnaient être révolutionnaire, se placa à la gauche de sa jumelle et refit son truc bizarre qui fit tomber tous les marins dans les pommes. Stia, sans le moindre remord, en profita et se servit d'un marin particulièrement gros pour amortir sa chute. Elle se reçut dans une roulade et se releva d'un bond.
La route était libre, mais pas pour longtemps. Bien sûr, l'évasion de deux révolutionnaires et un ancien marine n'allait pas plaire du tout, du tout aux vieux pourris du Gouvernent. Stia, elle, n'avait qu'une hâte: partir, loin.

- La voie est libre.

Il souriait, mais Stia, elle, en avait sa claque. Sans qu'elles n'échangent un mot, Erin lui lança son fusil, que Stia remit à sa place dans la gaine dans son dos. Elle sentit Stark qui les rejoignait.
Les deux jumelles ne savaient pas très bien qui étaient les deux types, mais elles savaient qu'elles leur devaient beaucoup. Erin ne dit rien, mais Stia sortit d'une petite poche sous sa robe deux paires de petits dispositifs conçus par elle-même dans un alliage très spécial. Elle les remit aux deux hommes.

-A partir de maintenant, Erin et moi on va se battre à fond, leur dit-elle. Les combats sans grande marge de manoeuvre comme là-dedans -elle désigna la forteresse derrière eux du pouce- c'est pas notre fort, c'est vrai. Mais si il s'agit de combat à mi-distance et à distance, on sait gérer. J'ai créé ces trucs-là au cas où des alliés devraient un jour se battre avec nous. Ca permet de résister à la mélodie de la flûte d'Erin. Je sais pas trop quel pouvoir vous utilisez, mais aucun ne devrait vous permettre de résister à sa musique.

Sur ce, elle rechargea rapidement la totalité de ses armes, et s'élanca à travers la ville, où les habitants paniqués fuyèrent sur leur passage, mais pas trop loin quand même pour voir un peu l'animation. Comme d'habitude, Erin la suivait en passant par les toits tandis qu'elle même dévalait les rues à vive allure.
Stia n'avait pas le temps de regarder ce que faisaient les deux hommes. Elle était trop occupée à se battre.
Concentrée, elle s'élançait vers le premier marine qui lui entravait le chemin, esquiva le coup de sabre d'un pivotement de la jambe et lui donna dans le même mouvement un rude coup de pied dans le dos, l'envoyant valser plus loin. Le second, qui suivait juste derrière, reçut quant à lui une balle à la main qui le contraint à lâcher son bouclier, puis eut à peine le temp de voir un enchevêtrement de cheveux, de plumes et de nattes avant de se prendre un lourd rouage dans la machoîre. Les autres marines qu'elle rencontra se prirent des rafales de balles grâce au mécanisme qu'elle avait mit au point qui alliait la précision et la légèreté des vieux pistolets en bois laqué à la rapidité de rechargement des derniers revolvers sortis sur le marché.Dès que ses chargeurs étaient vidés, elle plongeait simplement la main dans sa sacoche arrière et en retirait deux chargeurs pleins. Elle n'avait qu'à faire claquer les chargeurs sur ses cuisses pour reprendre le combat.
Un marine plus dégourdi que ses compères sembla croire à sa chance jusqu'à ce que Stia fasse un saut prodigieux puis tournoie sur elle-même, faisant arriver la lourde crosse du fusil rangé à l'horizontale sur ses reins droit dans la figure du marine tout en tirant de ses deux revolvers sur les autres marines qui avaient tenté de l'occuper. Il tomba le nez contre les pavés en même temps que ses acolytes et se trouva assomé sous la botte de Stia.

-Erin! La huitième rhapsodie!

Pendant que sa soeur entamait les premières notes, elle rabattit ses lunettes de visée sur son front, rangea ses revolvers dans leurs gaines latérales et mit son fusil en joue.
Apparement, la présence des habitants empêchaient le type en noir d'utiliser son truc surpuissant, aussi était-il resté au sol avec elle. Ayant compris que Stark, qui les avait suivies sur les toits et en hauteur, utilisait un style de combat relativement similaire au sien qui les obligeait à partager les ennemis, elle en avait déduit qu'ils perdaient beaucoup de balles pour rien à tirer sur les mêmes cibles. Aussi s'appropria-t-elle les Marines les plus éloignés sans s'arrêter de courir.
Oui, malgré ses lunettes de visée qui ne lui permettait plus que de voir quelques degrés de son champ de vision et à des dizaines de mètres, Stia ne se prit aucun mur et évita les ennemis que les deux hommes dégageaient rapidement du chemin. Elle tirait sur le moindre marine qui avait le malheur de se trouver dans son champ de vision.

En réalité, la musique de sa soeur avait deux fonctions: elle affectait singulièrement le cerveau de ceux qui l'entendaient, et elle donnait des tonnes d'informations à Stia. En fonction des notes, la cadette Redd savait où se trouvaient les murs, et le chemin à suivre.
Bien sûr, il y avait toujours la menace des marins proches, mais leur deux nouveaux alliés étaient des pros au combat. A peine si Stia sentit une ou deux fois un sabre et quelques balles frôler ses cheveux.

L'arrivée au port lui sembla prendre une éternité, avec ses vêtements lourds toujours humides, son bras qui lui faisait mal et sa cuisse qui s'avérait étrangement douloureuse depuis un moment. Pire, ils arrivèrent devant une véritable flotte marine.

-Je vous préviens, siffla-t-elle, j'ai vu assez d'eau pour le restant de ma vie.

-On n'a qu'à leur emprunter un bateau, suggéra sa soeur.

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Erin M. Redd
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MessageSujet: Re: Capture, Encounter, Escape.   Sam 3 Déc - 17:16

L'homme qui se trouvait derrière elle répondit sa remarque.

- Entièrement d’accord, Mademoiselle.

Et là il refit son truc étrange et tous les soldats s'évanouir d'un coup. Un bruit de chute retenti. Erin eu juste le temps de voir sa soeur atterrir sur un gros soldat, l'air pas mortifiée du tout.

- La voie est libre.

Il ne savait dire que cela ou quoi ? Vivement Erin lança le pistolet de Stia, et celle-ci le mit dans son dos. Les deux hommes arrivèrent rapidement. Sa jumelle tendit deux dispositifs qu'elle avait fabriquée avec minutie et patience. elle ne les réservaient qu'à des personnes très spéciales.

-A partir de maintenant, Erin et moi on va se battre à fond, leur dit-elle. Les combats sans grande marge de manoeuvre comme là-dedans elle désigna la forteresse derrière eux du pouce
C'est pas notre fort, c'est vrai. Mais si il s'agit de combat à mi-distance et à distance, on sait gérer. J'ai créé ces trucs-là au cas où des alliés devraient un jour se battre avec nous. Ca permet de résister à la mélodie de la flûte d'Erin. Je sais pas trop quel pouvoir vous utilisez, mais aucun ne devrait vous permettre de résister à sa musique.

Sa soeur comme d'habitude avait réussit à prévoir les choses à l'avance. Elle avait vraiment un don pour ça. Erin vérifia que sa chère flûte se trouva toujours dans sa botte. Bon, parfait elle était toujours là, à la bonne place. Stia s'élança a travers la ville pour enfin fuir les marines et surtout les ennuis. Elle courait dans les rues sinueuses, mais ce n'était pas le chemin privilégié de sa soeur. Elle grimpa comme un singe violet sur une façade d'une maison close et se retrouva sur les tuiles de ce bâtiment. Puis elle sauta comme un ouistiti sur l'autre toit de la maison la plus proche. Elle surveilla sa soeur, qui se débrouillait très bien comme d'habitude. Les pauvres marines tombaient comme des mouches qui serait passées trop près du feu. Elle même et l'autre homme au bandeau continuaient à sauter de toit en toit. Personne ne venait sur les tuiles, peut-être que ils ne voulaient pas se frotter au singes qui étaient assez stupides pour faire ça.

-Erin! La huitième rhapsodie!

Hum elle avait raison. Elle pensa encore une fois que sa jumelle était vraiment très bien organisée. Mais c'était un peu dur de courir et de sauter en jouant de la flûte. Et là la façade du l'immeuble le proche se fissura puis s'écroula sur une flopée de soldats qui venaient en renfort dans une rue voisine. D'autres continuèrent sur la même lancée et tuèrent beaucoup de Marines. Sa soeur semblait bien s'en sortir. A peine une griffure qu'elle ressentit elle aussi par leur lien d'empathie. Les deux hommes semblaient vraiment être des pros des batailles. Soudain, il était temps quand même, un soldat les remarqua. Et ils subirent une séries de balles qui sifflèrent à leurs oreilles. Soudain une douleur lui transperça la jambe droite. Aïe ! Cela faisait un mal de chien. Elle descendit rapidement des toits et atterri sur une pile de foin. Bon, elle perdait beaucoup de sang. Mais elle avait vu plus grave. Ils étaient devant une flotte de vaisseaux de Marines. Pas bon ça, pas bon du tout.

-Je vous préviens, siffla-t-elle, j'ai vu assez d'eau pour le restant de ma vie.

Oui, cela se comprenait. Mais il y avait une autre solution.

-On n'a qu'à leur emprunter un bateau, suggéra-t-elle

Et la providence arriva vraiment au bon moment. Un petit rafiot tout branlant était arrimer au port. Elle voulut se précipité dessus, mais la douleur à sa jambe l'en empêcha. Elle allât en boitant vers l'eau et se laissa tomber dans la barque. Le propriétaire la regarda avec des yeux ronds.

-On vous l'emprunte. Promis elle reviendra ! Enfin un jour, souffla-t-elle à part.

Elle attendit impatiemment que les autres arrivent près d'elle. Et enfin ils pourrait partir de ce guêpier.
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Capture, Encounter, Escape.
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