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 Capture, Encounter, Escape.

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Stia M. Redd
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MessageSujet: Capture, Encounter, Escape.   Sam 27 Aoû - 14:46

Même lorsqu'on lui passa les menottes , Stia n'y croyait toujours pas. Elle n'avait rien vu venir, et se sentait dégoûtée. Les uniformes blancs de la marine, elle les avait en horreur. Le froid des pierres sur lesquelles elle avançait aussi. Les murs autour d'elle étaient plus que jamais innébranlables. Les fenêtres tros étroites, et leurs barreaux trop gros.
Elle n'avait rien à faire ici. Capturée, elle?? Comment avait-elle pu permettre ça. Et sa soeur Erin avec elle, en plus. Le colonel qui les avait repérées jubilait à côté d'elle. Elle en avait assez de ses sarcasmes. Ce type transpirait la confiance. Un prétentieux qui avait eut son poste par des berrys, à n'en pas douter. Et surtout, la mémoire assez chanceuse pour avoir reconnu les soeurs Redd dans la foule des manifestants.
Elles n'avaient même pas eu le temps de courrir qu'elles étaient encerclées. Trop de monde, elles n'avaient pas vu les marines se rapprocher. Il faut dire qu'elles même étaient occupées à chercher celui qui devait leur servir d'informateur. Peut-être un piège de la marine, celui-là.
Le pire, c'était quand elle avait relevé la tête pour voir le flash d'un journaliste immortaliser leur capture, le sourire aux lèvres d'avoir eu un scoop. Elle venait d'être promue capitaine de flotte dans la révolution, mais elle savait que personne ne prendrait le risque de venir la délivrer. Un minuscule Impel Down avait refermé ses portes sur les soeurs Redd, pour de bon. En passant, devant les autres cages, elle ignora les sarcasmes de ceux qui éaient contents de voir des jeunes filles passer, les regards mornes de ceux qui n'avaient plus l'envie de rien.
Un seul regard capta son attention, celui d'un type habillé en blanc, isolé dans une celulle. Mais ce fut bref, et Stia ne tenait pas à montrer son visage à elle. La honte se peignait sûrement dessus.

-Vraiment, disait le colonel, mon jour de chance. Je me doutais que ça allait être un bon jour. Tomber sur ces deux-là, vraiment... Et puis, vous avez vu comment je les ai reconnues de suite? Il en faut du flair! Il me semble pourtant qu'elles n'ont pas de prime. Mais bon, tous les révolutionnaires sont des anarchistes à éliminer.

Stia vit sa jumelle lever les yeux au ciel au moment où elle s'apprêtait à faire de même.

-Combien tu paries qu'il ne sait pas épeler "anarchiste"?

Ca c'était bien Erin. Du sarcasme en toutes situations, même les pires. Et encore, il fallait la voir quand elle se battait. D'ailleurs, Stia s'était toujours demandé d'où sa soeur et elle tenaient ce petit plaisir pour les joutes verbales.

-Je préfèrerais qu'on parie sur nos chances de sortir d'ici.

Elle reçut un violent coup de crosse sur la tête au moment où elle finissait sa phrase, manquant de tomber tellement son équilibre fut précaire quelques secondes.

-Silence, bande de criminelles! Et tenez vous tranquille pendant qu'on vous attache, sinon ça ne va pas le faire!

Au début, Stia crût à sa chance lorsqu'on les poussa dans la cage. Les autres prisonniers avaient juste des menottes aux pieds et aux mains, mais pouvaient bouger à leur guise. A leur arrivée, on leur avait bien sûr confisqué leurs effets personnels: sa ceinture, le chapeau et le manteau d'Erin, leurs gants. Et bien sûr leurs revolver et fusils. Mais Stia avait toujours quelques petits accessoires de mécanique dans sa chevelure, et Erin avait réussi à dissimuler sa flûte dans sa botte. Par bonheur et pour une raison mytérieuse, le QG ne donnait pas de tenue de prisonniers. On leur avait fait comprendre que ce détail serait résolu à leur transfert à Impel Down.
Bref, Stia croyait en leur chance de s'évader. Jusqu'à ce qu'un sergent ouvre la bouche.

-Hum, monsieur, il serait peut-être judicieux de se méfier. La cadette est mécanicienne, si jamais elle arrive à ouvrir la porte...

-Bien vu, sergent, tonna le colonel. Pendez-les par les poignets.

Ainsi, ses espoirs furent réduits à néant tandis qu'on les accrochait au plafond par les poignets. Elle pesta en silence. Lorsque les marines repartirent, le colonel se crût obliger de contempler ses proies d'un oeil mièvre à l'extérieur de la cellule.

-Vous serez bien, là, mes jolies! Demain mon exploit de votre capture sera certainement en première page du journal! Et d'ici trois jours, vous aurez droit à un voyage dernière classe vers Impel Down mes jolies! Et quel sera le récit de mon triomphe là-bas! Une promotion ne....

-Stia, réveille-moi quand t'es sûre qu'il a fini et qu'il est parti, j'en peux plus de son haleine, souffla Erin.

-Silence!! Rugit le marine. La capture de deux révolutionnaires va porter un coup à ses petits imbéciles de la révolution!

-T'imagines le nombre de coups qu'il faudrait dans son derrière à lui pour le faire partir? Soupira Stia

-Petites garces! Pour la peine, je vais m'arranger pour que vous vous passiez d'eau et de nourriture jusqu'à votre transfert!

-Tant mieux, ricanna Erin. j'ose même pas imaginer ce qu'il vous donne à la cantine pour que vous ayez une tronche et une haleine pareille.

-Et je ne te parle pas de la graisse, pouffa Stia.

D'un hurlement de rage, le colonel quitta leur champ de vision pour de bon, et Stia poussa un long et grand soupir.

-On est mal. Autant la bouffe je m'en fous. Plutôt crever que d'aller à Impel Down. Par contre, j'ai beau réfléchir, je ne vois pas comment on va se sortir d'ici.

-Je veux récupérer mes affaires, dit simplement Erin.

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Erin M. Redd
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MessageSujet: Re: Capture, Encounter, Escape.   Dim 28 Aoû - 9:42

Erin avait toujours la tête dans le brouillard. Résultat du coup qu'elle avait pris sur le tête par un des marines subalternes un peu trop zélé. Elle se souvenait qu'elle et sa soeur était partie chercher leur informateur, dans une foule très dense, pour obtenir des informations capitales pour leur périple. mais rien ne c'était dérouler comme prévu. Elles étaient en train de le chercher, dos à dos pour couvrir une plus grande zone de terrain, quand la marine leur était tombé dessus. Une sacrée coïncidence quand même... Un peu trop même... Elles avaient dues être abusée par ce petit personnage qui soit disant devait leur apporter une aide précieuse. Tu parles ! Pas autant précieuse qu'une cellule moisie de prison ! Stia devait avoir remarquer quelque chose qui la faisait enrager comme cela. Un public un peu trop présent peut-être. Les mains entravées, elles avaient été conduites par un colonel qui puait et transpirait énormément. Vraiment dégoûtant. Il avait ordonnés à ses chiens de gardes de leur enlever leur objets personnels. La ceinture, les gants de Stia disparurent parmi les mains avides des marines. Le chapeau et le manteau d'Erin furent les suivant, même si personne ne semblait avoir d'utilité dans chapeau melon.

-Vraiment, disait le colonel, mon jour de chance. Je me doutais que ça allait être un bon jour. Tomber sur ces deux-là, vraiment... Et puis, vous avez vu comment je les ai reconnues de suite? Il en faut du flair! Il me semble pourtant qu'elles n'ont pas de prime. Mais bon, tous les révolutionnaires sont des anarchistes à éliminer.

Mais quel vantard celui-là !! Et puis il utilisait des mots savants, juste pour passer pour l'abruti qu'il était.

-Combien tu paries qu'il ne sait pas épeler "anarchiste"?

Sa soeur sembla apprécier sa pique, mais leur situation semblait occuper toutes ses pensées. Elle avait raison, il fallait aussi qu'elle y pense sérieusement.

-Je préfèrerais qu'on parie sur nos chances de sortir d'ici.

A ces mots le garde leur asséna une grande calque derrière la tête pour les faire taire. Ce qui n'arriverait jamais, inutile de le préciser. Stia semblait avoir reçue un plus grand coup qu'elle car elle vacilla un instant avant de retrouver son équilibre. Il ne fallait surtout pas qu'elle s'évanouisse car elle était leur seule chance de partir. Elle avait encore dans ses cheveux des outils qui pouvait leur permettre de sortir de se bourbier. Erin quand à elle avait garder sa flûte dans sa botte, mais elle était surtout utile pour endormir les gardes et s'évader sans trop d'encombre.

-Silence, bande de criminelles! Et tenez vous tranquille pendant qu'on vous attache, sinon ça ne va pas le faire!

Les autres prisonniers étaient juste attacher par les chevilles et les poignets, et pouvaient ainsi bouger un peu dans leur cellule. D'ailleurs quand elles arrivèrent dans le couloir, des sifflets et des blagues salaces résonnèrent tout autour d'elles. Charmant vraiment. Un seul prisonnier du côté de Stia ne dit rien mais elle ne vit pas grand chose d'autre qu'an éclair blanc. On les introduisis dans une cellule qui puait la sueur rance et l'urine.

-Hum, monsieur, il serait peut-être judicieux de se méfier. La cadette est mécanicienne, si jamais elle arrive à ouvrir la porte...

Mais quel fayot celui-là !!

-Bien vu, sergent, tonna le colonel. Pendez-les par les poignets.

Non !! Ce n'était pas du tout une bonne idée !! Elles ne pourrais pas s'échapper dans ces conditions. Puis le goujat sorti et s'arrêta devant les barreaux pour les narguer.

-Vous serez bien, là, mes jolies! Demain mon exploit de votre capture sera certainement en première page du journal! Et d'ici trois jours, vous aurez droit à un voyage dernière classe vers Impel Down mes jolies! Et quel sera le récit de mon triomphe là-bas! Une promotion ne....

Erin n'en pouvant plus déclara à Stia.

-Stia, réveille-moi quand t'es sûre qu'il a fini et qu'il est parti, j'en peux plus de son haleine, souffla Erin.

-Silence!! Rugit le marine. La capture de deux révolutionnaires va porter un coup à ses petits imbéciles de la révolution!

Mais il ne pouvait pas empêcher les deux soeurs de parler et de se moquer de lui, quoi qu'il leur en coûte.

-T'imagines le nombre de coups qu'il faudrait dans son derrière à lui pour le faire partir? Soupira Stia

-Petites garces! Pour la peine, je vais m'arranger pour que vous vous passiez d'eau et de nourriture jusqu'à votre transfert!

-Tant mieux, ricanna Erin. J'ose même pas imaginer ce qu'il vous donne à la cantine pour que vous ayez une tronche et une haleine pareille.

-Et je ne te parle pas de la graisse, pouffa Stia.

Le cri de rage du colonel ne leur échappa pas. Celui-ci, vexé, disparut pour aller bouder certainement.

-On est mal. Autant la bouffe je m'en fous. Plutôt crever que d'aller à Impel Down. Par contre, j'ai beau réfléchir, je ne vois pas comment on va se sortir d'ici.

Oui pas question de se promener dans la rue en chemise !! Erin avait une certaine éducation, et elle ne pouvait pas le concevoir.

-Je veux récupérer mes affaires, dit simplement Erin.

La position dans laquelle elles se trouvaient n'était pas pour longtemps. Elles n'avait pas beaucoup de temps pour s'évader. Sa c'était la théorie. La pratique était beaucoup plus difficile à mettre en place. Malgré leur situation précaire et leur avenir incertain, Erin, exténuée, glissa dans l'obscurité réparatrice.


Dernière édition par Erin M. Redd le Sam 3 Déc - 20:21, édité 1 fois
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Silva R. Shinjitsu
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MessageSujet: Re: Capture, Encounter, Escape.   Lun 29 Aoû - 21:51

– Monsieur Shinjitsu ? Où allez-vous ? dit une personne derrière moi. Pourquoi partez-vous si vite ?

J’avais horreur que l’on me demande des justifications sur mes actes. Mais cela coulait de source : un soldat ne pouvait pas laisser partir son supérieur sans lui poser des questions inintéressantes. D’un autre côté, je lui devait des explications : il m’avait apporté mon journal, et le fait de partir brusquement en ayant simplement tourné la page dudit bout de papier était … disons … surprenant pour un spectateur. Je me tournais, oubliant ma colère, et répondit simplement.

– Ecoute, Dimitri. Tu n’es pas sans savoir que nous sommes les ennemis numéros uns des autorités, n’est-ce pas ? De plus, tu connais très bien la mentalité du Gouvernement : recherchant le soutien des habitants, le conseil cinq répertorie la quasi-totalité des captures d’insurgés dans le journal du matin. Jusque-là, tu me suis ?

– Oui, bien sûr, dit le jeune gradé.

– Bien. Lis haut et fort le résumé de la seconde page du journal, s’il te plaît.

Je lui tendis le journal, qu’il prit rapidement, bien que sceptique. Il l’ouvrit comme convenu à la seconde page, et commença haut et fort sa lecture.

Dans la journée d’hier, les autorités de l’île du Quartier Général de West Blue ont capturés deux révolutionnaires. lu-t-il. M’oui, je comprends que la capture de deux de nos soldat soit un choc pour vous, mais…

– Tu te méprends complètement. Ce n’est pas simplement une capture de « soldats ». Lis la suite.

Le prénom des criminels restent encore inconnu, bien que leur appartenance à la Révolution soit certain. Le Colonel en charge de la base militaire de West Blue affirme, en revanche, que les prisonnières sont sœurs et que leur nom est Redd.

Le révolutionnaire Dimitri leva les yeux du journal et les pointa dans ma direction. Il ne semblait guère avoir compris ; ce que je ne m’étonnais d’ailleurs pas. Personne dans la Révolution, mis-à-part quelques anciens, n’avait connaissance de mon passé. Je ne pouvais lui expliquer en détails les évènements précurseurs. Je pris un ton assez sévère.

– Dimitri. Tu ne sais pourquoi je souhaite y aller, et je préfère que tu ne le saches pas. Dorénavant, et jusqu’à ce que je reviennes, je ne veux personne à mes trousse : aucun espion lui dis-je.

En effet, c’était une procédure peu commune que j’avais mis en place. Les risques qu’un gradé se fasse capturer étaient bien plus élevés que la plupart des criminels ; ils étaient alors généralement exécutés. Le Gouvernement ne divulguait pas les noms des hauts gradés arrêtés ; cela permettait de laisser le mouvement révolutionnaire un peu déboussolé, jusqu’à ce que nous élisions un nouveau gradé. Pour ne pas laisser de moments de blancs lorsqu’un gradé se faisait capturer, j’avais permis à des espions triés sur le volet d’accompagner des personnes importantes voyageant seules. Comme cela, si cette personne se faisait prendre, la place qu’elle occupait ne restait pas vacante. Je continuai mes recommandations.

– Dis aux Commandants, qui sont dans le bâtiment derrière toi, qu’ils assurent les différents ravitaillements et autres rentrées de missions. Ils savent ce qu’ils ont à faire, bien entendu. Compris ?

– Oui Monsieur !

Je me retournais, et m’élançais sur le chemin menant à la ville la plus proche. Soudain, je me souvins d’une chose que j’avais oublié de dire au révolutionnaire. Je tournai juste ma tête.

– Au fait, Dimitri. Tu es le seul de mes subordonnés à m’appeler « monsieur ». Appelle-moi Silva, je t’en prie. Nous sommes Révolutionnaires, pas Dragon céleste, non de Dieu !.

Il me regardait, stupéfait. Je me tournai, et commençais à marcher sur le chemin sablonneux qui devait me conduire jusqu'au quartier général de la Marine. Le soleil tapait intensément, et garder le rythme soutenu de ma marche durant la vingtaine de minute nécessaire pour arriver à ma destination semblait presque impossible. Je n'avais pris ni eau ni nourriture ; le stock présent à notre repère était moindre, je préférais donc le laisser aux autres. Je rencontrais durant mon minuscule périple quelques personnes : deux ou trois manants, un groupe de marchands ambulants et un second groupe de soldats miliciens à cheval. Les manants, lorsque je fus passé devant eux me regardèrent avec des yeux envieux ; j'imaginais alors qu'ils scrutaient mes habits. Les marchands, eux, s'arrêtèrent. Sans dire un mot, ils sortirent deux ou trois babioles – sûrement récoltées la veille sur une brocante – et me les tendirent ; je fis alors signe aux brocanteurs que je n'avais pas d'argent. Pour le groupe de la milice à cheval, je devais rester prudent. Je n'étais – normalement – pas connu des services de police citoyenne de cette île ; en effet, les Révolutionnaires n'avait eu aucun accroc avec les miliciens. De plus, la Marine ne portait pas ces policiers improvisés dans leur cœur ; de fait, ils ne leur donnaient aucune information sur les criminels présent sur l'île. Ils ne devaient donc pas être informé de ma présence sur cette île. Bien entendu, les journaux transmettaient ma photo, et mon avis de recherche était placardé partout en ville. Il se pourrait que la garde citoyenne à cheval me connaisse. Ils s'arrêtaient ; moi de même.

– Bonjour monsieur, police à cheval. Où allez-vous comme ça ? Vous n'avez pas l'allure d'un voyageur ... mais dîtes-moi, on ne se serait pas déjà vu quelque part ?

Non ! Il ne devait pas se souvenir ! Si jamais il se rappelait que c'était sur l'avis de recherche situé sur le mur de la dernière maison du village qu'il m'avait vu, je serais obligé de l'empêcher d'alerter ses troupes. Pour ça, je devrais me battre. Je fis mine d'être surpris par l'affirmation du garde.

– Nous ? Nous connaître ? Sûrement. Je viens de la ville. Nous nous sommes peut-être croisés quelque part dans les rues.

Ce mensonge était certes gros, mais c'était la seule façon que j'avais trouvé pour m'en sortir. Cependant, même si j'avais mal amené ce ragot dans la discussion, il semblait avoir convaincu les deux miliciens.

– Hum ... Oui, soit. En tous cas, passez le bonjour à votre famille, monsieur. Bonne journée !

– Bien, messiers les agents. Bonne journée.

Puis ils reprirent leur marche. Moi également. Soudain, alors que j'avais recommencé à marcher, une voix retentit. Elle était constamment interrompue par des grésillements propres aux appareils électroniques. Je regardais ma poche – d'où semblait venir cette voix –, et je me rappelais ce qu'elle contenait : l'escargophone de patrouille des miliciens. En effet, je leur avais subtilisé, au cas où le soldat se rappellerait de mon visage. Comme cela, ils ne pourraient pas avertir la Marine ; j'aurais donc un peu de temps avant qu'ils ne se lancent à ma recherche.

J'arrivais aux portes de la ville. Mes lunettes de soleil sur mon nez, mes deux ou trois canifs dans mes bottes, ma dague dans ma manche ; tout mon équipement était prêt. J'entrais dans la ville. Pour éviter de me faire remarquer, j'essayais au mieux d'éviter les grandes rues pour m'engager plutôt dans les petits chemins sombres. Zigzaguant rapidement entre les maisons, j'arrivais enfin devant l'édifice que je recherchais : le Quartier Général de la Marine.

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Stia M. Redd
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MessageSujet: Re: Capture, Encounter, Escape.   Ven 9 Sep - 12:58

Stia n'arrivait pas à se calmer. Contrairement à Erin qui s'était laissée aller au sommeil, elle n'avait pas dormi depuis des heures. Elle visualisait mentalement et avec une précision infaillible tout ce qu'elle avait vu de la forteresse. Capable d'estimer des mesures à vue et en usant de ses connaissances de mécanique, elle devina qu'elle et sa soeur se trouvaient au sixième étage de la forteresse, face au sud d'après la course qu'avait fait le soleil avant de se coucher.
Mais cela ne l'avançait pas à grand-chose. Elle leva la tête. Leurs menottes étaient simplement suspendues à deux crochets dans le plafond. Et leurs chevilles également. Mais cela lui donna une idée. A force de remuer pieds et de tirer avec ses orteils, elle réussit à se défaire de ses bottes, qui tombèrent avec un "clac!" bruyant sur le sol. Elle se tint tranquille une seconde pour vérifier que cela n'avait alerté aucun garde. Non. Seul l'homme en blanc quelques cellules plus loin avait vaguement levé la tête.
Satisfaite, elle respira à fond et leva ses jambes parfaitements droites pour les mettre parallèle au sol.

-Erin!

A côté, sa soeur se réveilla et tourna la tête vers elle.

-Tu te rappelles des saltimbanques chez qui ont est restées il y a trois ans? J'espère parce qu'on va se remettre à l'acrobatie.

Son aînée murmura une vague réponse que le cliquetis de ses propres chaînes ne lui permis pas d'entendre. Elle empoigna des deux mains ses menottes, et d'un geste vif, passa ses jambes par-dessus sa tête, puis posa ses pieds contre le plafond. A présent, elle avait la tête en bas, et sa position était tout à fait ridicule. Mais il lui suffit de lever un peu vers elle ses menottes pour les décrocher de la pointe du crochet. Puis, elle attrapa celui-ci avec une main et redescendit ses jambes vers le sol. Il lui suffit de lâcher pour tomber souplement les deux pieds au sol. Toujours menottée, mais au moins libre de plus de mouvements. Elle s'étira longuement les muscles, puis alla retirer à sa soeur ses bottes pour que celle-ci puisse se libérer de même sans avoir peur de casser sa flûte.
Ensuite, sans vraiment prêter attention aux agissements de sa soeur, elle s'approcha doucement des barreaux, et les examina.

-Du granit marin, à l'odeur. Mais ce n'est pas un problème pour nous.

Ensuite, elle remit ses bottes et s'approcha de la porte de la cellule pour en examiner la serrure. Mais alors qu'elle la toucha, une violente charge électrique la secoua, et elle tomba sous l'intesité de la charge. Par chance, c'était sa main gantée qui avait touché la serrure, comme en témoignait le tissu brûlé, et elle n'eut qu'une légèrement brûlûre à l'index. Mais elle était sacrément sonnée.

-Nom de dieu, je me suis pris un coup de jus... Ils ont éléctrifié les portes des cellules! La vache... Erin, où es-tu? j'y vois rien, j'ai des éclairs devant les yeux!!

Il lui fallut du temps pour se reprendre, mais au final, que ce soit la fatigue ou la chataîgne qu'elle venait de se prendre, il eut raison d'elle. Stia perdit connaissance.

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Erin M. Redd
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MessageSujet: Re: Capture, Encounter, Escape.   Dim 11 Sep - 9:57

Chaud et doux. Voilà son rêve. Enfin juste une impression. Quand une voix la tira de son sommeil.

-Erin!

Son nom. Erin ouvrit les yeux et ne sut d'abord pas où elle se trouvait. Puis tout se remis en place. Les marines, la prison, et sa chère Stia. Elle regarda cette dernière d'un air interrogateur. Avait-elle trouver quelque chose ? Il y avait-il une chance, même infime, de sortir de ce guêpier ?

-Tu te rappelles des saltimbanques chez qui ont est restées il y a trois ans? J'espère parce qu'on va se remettre à l'acrobatie.

Bien sur qu'elle se rappelais des saltimbanques. Des gens d'une gentillesse et d'une générosité à toute épreuve. Les deux soeurs avaient fais de l'acrobatie, mais juste pour se maintenir en forme. Erin répondit un "oui" du bout des lèvres. Celle-ci ne paru pas l'entendre. Sans doute à cause des chaînes rouillées. Mais soudain Stia attrapa ces menottes et se hissa en balançant les jambes au dessus du sol. Elle avait la tête dirigée vers le plancher. Erin ne rigola pas, car l'enjeu était trop important, mais il y avait vraiment de quoi. Elle ne perdit pas des yeux un seul de ces gestes, c'était leur liberté qui était en jeu. Sa jumelle leva les menottes, les décrocha, puis attrapa le crochet pour redescendre. Elle avait réussit ! Certes les menottes étaient toujours verrouillées, mais au moins elle n'était plus accrocher. Tiens ! Elle ne portait plus ces bottes. Elle avait du les enlever avant. Elle vint l'aider à enlever ses propres bottes, où se trouvait toujours la flûte. La remerciant du regard, elle entreprit d'imiter les mouvements de sa soeur. C'était très physique, mais faisable. Quand elle eu décrocher ces menottes, elle entendit la voix de Stia qui disait

-Du granit marin, à l'odeur. Mais ce n'est pas un problème pour nous.

Atterrissant souplement sur le sol, elle vit que cette dernière c'était approcher des barreaux. Sa sentait le piège à pleins nez, mais où... C'était une bonne question. Stia remit ses bottes plus rapidement qu'elle et avant qu'elle eu le temps de protester, s'avançant pour étudier la serrure. Subitement elle se cambra, puis tomba lourdement sur le plancher. Inquiète Erin se précipita vers elle. Sa soeur semblait sonner. Un petit trou ornait l'index de son gant. Les barreaux étaient électrifié comprit soudain Erin.

-Nom de dieu, je me suis pris un coup de jus... Ils ont éléctrifié les portes des cellules! La vache... Erin, où es-tu? j'y vois rien, j'ai des éclairs devant les yeux!!

Oulà !! La décharge devait être forte ! C'était étonnant qu'elle ne se soit pas évanouie. Erin vint la soutenir, pour éviter qu'elle ne tombe et ne se fasse mal. Puis soudain sa tête retomba mollement. Elle était tombée dans les pommes. Sa soeur chercha des yeux de l'aide, mais ne cria pas. Elle risquait d'alerter les gardes et ils les suspendraient de nouveau aux crochets. Elle sorti un mouchoir de la poche cachée de sa jupe et le passa sur le front luisant de sueur de sa jumelle. Elle lui confectionna avec d'autres bouts de tissus dissimulés un peu partout sur elle un petit coussin où elle y déposa doucement sa tête. Si elle avait eu son manteau elle lui en aurait recouvert, mais là elle devrait faire sans. Soudain le prisonnier dans la cellule en face qui certainement n'avais rien perdu de la scène la héla.

-Eh ma belle ! T'es dans la panade on dirait. Ta frangine, elle va pas se réveiller tout de suite. Tu ferais mieux de venir causer un peu avec moi.

-Je ne parle pas aux inconnus ! Et surtout si ils sont couvert de poux.

L'autre fit la moue,

-Bon ba c'est toi qui voit ma jolie. Mais si t'es gentille avec un des garde, je suis sur que vous pourrez sortir de là, enfin si tu vois ce que je veux dire...

Bien sur qu'elle voyait. C'était même trop clair. Et il en était hors de question. Dès que Stia ce réveillerais elle chercherais ensemble une solution. Soudain, dans une cellule en diagonale de la leur se trouvait un homme très différent des autres prisonniers. Erin ne voyait que son buste, son visage était dans l'ombre. Sans savoir vraiment pourquoi, une vague d'espoir la submergea. Mais non elle divaguait c'est tout. Comment un autre détenus pourrais les aider dans cette situation ? Tout à coup Stia gémit et commença à émerger.

-Stia ? Tout va bien ?

Un grognement retenti. C'était bon, elle venait de refaire surface. Erin sourit et attendit. Elles allaient trouver une solution, il le fallait.


Dernière édition par Erin M. Redd le Sam 3 Déc - 20:22, édité 1 fois
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Silva R. Shinjitsu
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MessageSujet: Re: Capture, Encounter, Escape.   Ven 21 Oct - 17:56

L’immense lieu blanchâtre était divisé en deux tours – elles aussi blanches – et d’un petit building de même couleur. Cet ensemble de bâtiments rayé de bleu était très imposant dans le quartier, et semblait être positionné à quelques pas du centre-ville. Les drapeaux du Gouvernement et de la Marine surmontaient ces édifices démesurés. Ceux-ci étaient entourés de larges murs, eux-mêmes devancées de quelques mètres par une clôture barbelée. A la manière d’un château du siècle ancien, les remparts se rejoignaient en petites tourelles où pullulait une masse de soldats armés.

Je me trouvais toujours dans ces petites ruelles étroites, à l’abri des regards indiscrets ; personne ne pouvait me voir. Moi, je scrutais chaque visage, analysais chaque mouvement de foule, chaque ronde des Marins. Je m’accroupis. Fermant les yeux, j’effectuais cette gymnastique spirituelle qui consistait à déceler une simple faille dans leur défense, qui semblait impénétrable. Soudainement, quelqu’un m’interrompt.

- Tu fais quoi ?

J’ouvris prestement les yeux et me tournai presque instantanément. Personne. J’étais certain d’avoir entendu une voix derrière moi ; cela devînt rapidement une obsession, et je ne pouvais tirer une croix dessus. Je me tournais de tous côtés, cherchant la personne qui avait entamé cette discussion avec moi. L’instant suivant, une petite nuée blanche tomba ; instinctivement, je levais ma tête. Un tout petit homme d’une dizaine d’années était accroché à une barre qui reliait les deux murs ; il me fixait. J’enlevais mes lunettes de soleil toujours sur mon nez, et regardais dans les yeux le garçon.

- Est-ce toi qui vient de me parler ? dis-je très poliment, un sourire au coin des lèvres.

- Oui ! Alors, tu fais quoi ? Pourquoi tu regardes la maison des gens avec des armes, toi ? Tu veux les rejoindre ? s’interrogea le jeune homme.

- Hum … On va dire ça, si tu veux. Mais dis-moi, pourquoi ne descends-tu pas de ton perchoir ? C’est dangereux ce que tu fais, tu sais ? Tu vas te faire gronder par tes parents s’ils l’apprennent, répliquais-je.

- Mais mes parents, ils sont là-dedans ! s’exclama mon nouvel ami, en pointant du doigt le Quartier Général de la Marine.

- Tu veux dire qu’ils officient dans la Marine ?

- Mais non ! T’es bêbête ! Ils ont été emmené à l’intérieur, mais c’est pas grave, parc’que le monsieur en blanc m’a dit qu’il devait juste rester deux ou trois jours là-bas ! me conta le garçon.

- Ah, bon … répliquais-je simplement.

Puis le garçon me narra les circonstances de « l’enlèvement » de ses parents. Il ne semblait pas avoir conscience de l’ampleur qu’avait pris le drame. Je m’éclipsais peu après, en disant au petit de rentrer chez lui. Je remis mes lunettes, et sortis de l’ombre en direction de la porte principale du bâtiment blanc. A présent, je n’avais plus un seul idéal, mais j’en avais deux : sortir les sœurs Redd de leur geôle, et montrer aux Marins que l’on ne peut pas user de l’ignorance d’un enfant.


__________ __________

Dans les artères principales de la ville pullulaient plusieurs milliers de personnes. Les uns, vifs, marchaient droit devant, en bousculant parfois deux ou trois passants ; les autres, plutôt flâneurs, se contentaient de scruter les échoppes des marchands, postés là à l’occasion du marché hebdomadaire. Toute cette foule passait et repassait à quelques mètres du bâtiment militaire, ce qui obstruait fortement la vue des soldats chargés d’anticiper les attaques de leur base. Je me glissais dans ce troupeau ; pour le moment, il n’était pas question de m’introduire dans le quartier général. Ce serait courir le risque d’être emprisonner, au mieux. Alors avant de commencer ma « mission », autant préparer le terrain : la collecte d’information. Normalement, elle doit être effectuée avant que nous entrions sur le lieu de service, par les espions disséminés un peu partout dans le monde. Or, en ce moment, ce que j’accomplissais n’avait rien d’officiel, au contraire : cela tenait plus de l’illégalité que du respect de notre caste. Mais ce qui compte, après tout, ce n’est pas de savoir si j’étais dans les règles ou pas. Ce qui importe, c’est le résultat. Rien de plus.

J’avançais de plus en plus dans l’avenue bondée. Après une ou deux bousculades, j’arrivai devant un petit comptoir où était disposé divers objets. Je ne m’attardais pas devant cette échoppe et continuais ma route. En marchant, je remarquais un homme parmi la foule. Il portait un ensemble blanc soyeux, des lunettes, une cravate et un chapeau, tous blancs également. A ceci s’ajoutait, dans la poche de son veston, une petite touche de rouge garance ; de vue, on aurait dit un petit mouchoir rouge. Je lui adressais immédiatement la parole.

- Ce mouchoir rouge, vous ne devriez pas le faire apparaître au monde.

Il se tourna vers moi soudainement ; il était tellement angoissé que la transpiration abondait sur son front.

- Qui … Qui êtes-vous ?!!

- Si j’étais un soldat, je vous aurais fait arrêter à la simple vue du mouchoir rouge sur un ensemble blanc. Si j’étais un homme simple, je ne vous aurais parlé de ce mouchoir, si tant est que je vous adresse la parole. Alors à votre avis, qui puis-je être ?

L’homme s’était détendu. D’un geste sûrement machinal, il replaça ses lunettes sur son nez avec son majeur et tassa le bout de mouchoir rouge au fond de sa poche.

- Vous êtes donc un compagnon …

- Quelle perspicacité ! Vous êtes diablement habile au jeu des devinettes.

- Cessez votre ironie ! Cela pourrait vous attirer des ennuis, même avec votre jeune âge ! Tenez, marchons un peu : quelques oreilles mal placées pourraient entendre notre discussion.

- Soit. Marchons.

Et nous entamâmes une marche silencieuse, en essayant de parler le plus doucement possible.

- J’ai quelques questions à vous … te poser. Cela ne te dérange pas que je te tutoie, n’est-ce pas ?

Il s’apprêtait à dire que ça l’incommodait ; cependant, je retirai rapidement mes lunettes de soleil. Là, un éclair de stupéfaction survînt de la part du compère. Il se contentait de bégayer, tout en marchant.

- Vous ? Ici ?! Non, ce ne peut être vrai ! Monsieur Shinjitsu ?!

- Oui, oui, mais veuillez ne pas vous exclamer trop fort. Sinon, même la foule ne pourrait rien contre une armée de soldat à mes trousses, dis-je en remettant mes lunettes sur mon nez. Je disais que j’avais quelques questions à vous poser. Savez-vous quelque chose à propos de cette base ?

- Vous souhaitez y entrer ? Peut-être pour les deux gamines emprisonnées à l’intérieur, non ? Mais ce n’est pas dans vos habitudes de délivrer le premier venu ; que se passe-t-il ?

- Disons pour faire simple qu’elles ont un lien assez étroit avec moi.

Je mis ma main dans ma poche.

- Ce que je sais, c’est que la nuit, les effectifs diminuent de moitié. Surtout en ce moment ; chaque soir, un spectacle est donné plus loin dans la ville riche. Tout le monde souhaite y assister, et pour assurer la sécurité, la Marine doit envoyer des soldats là-bas, m’informa-t-il. De plus, je sais qu’un trou a été percé derrière la forteresse, à l’opposé du portail. Ils manquent de fonds pour le réparer. Ils oublient généralement de garder cet endroit.

- Bien. Merci. Buena suerte.

Je rompis la conversation promptement, et m’éclipsais à travers la foule. En remettant quelques instants plus tard la main dans ma poche, je m’aperçus que le papier que je serrais lors de la discussion avait disparu. C’était pourtant le seul souvenir qu’il me restait de mon enfance. Ce mot que m’avait laissé, il y a fort longtemps, ma dulcinée, Silva Redd, au coin d’une ruelle. Le seul morceau de papier reliant les deux angles de ma vie ; deux angles hantés par la tristesse d’un amour perdu.


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Stia M. Redd
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MessageSujet: Re: Capture, Encounter, Escape.   Dim 23 Oct - 10:50

Stia entendit la voix de sa jumelle qui discutait avec quelqu'un d'autre, un peu avant d'ouvrir les yeux. Bon sang, elle avait de ces picotements dans les doigts...

-Stia! Tout va bien?

Elle grogna en signe d'assentiment, et ouvrit les yeux péniblement. Sa soeur l'avait couchée sur ses genoux, et recouverte d'un manteau. Stia apprécia l'attention, mais n'en laissa rien paraître et se releva péniblement.

-Pff... Quelle galère...

Elle s'étira pour retrouver toutes ses sensations et fit des pas au hasard dans la cellule pour retrouver son équilibre pendant que Erin reprenait ses affaires. Stia essayait de penser pragmatique.

-Tout ce qu'on a, c'est mes outils et ta flûte. Avec, tu peux paralyser un garde, mais pour le forcer à ouvrir la cage, c'est une autre histoire...

Pour réfléchir, elle regarda par la fenêtre, vers le ciel. Soudain, un petit bruit attira son attention, et elle réagit aussitôt.

-Erin.

L'avantage d'avoir une jumelle, c'était que la plupart du temps, leurs discutions se passaient de mots. Sa soeur comprenait rapidement ses intentions, et elles connaissaient par coeur leurs façons de penser respectives. Rien de surprenant donc à ce qu'au simple appel de son nom, son aînée de quelques minutes se mette en position, debout sous la fenêtre avec ses deux mains tendues paumes vers le ciel face à la plus jeune Stia.
Celle-ci ne prit presque pas d'élan (comme si elle avait pû, enfermée entre quatre murs...) Et sauta, posa son pied botté dans les mains de sa soeur qui la propulsa vers la fenêtre. Là, elle aggripa d'une main les barreaux et de l'autre, referma ses doigts sur le bout de papier qui flottait.
Elle resta là, aggripée d'un bras aux barreaux, ses pieds contre le mur et ses fesses en arrières, à contempler le tout petit bout d'horizon qu'elle voyait au-dehors.

-Stia, tu as conscience d'être dans une position tout à fait ridicule? C'est la deuxième fois en moins d'une heure.

Elle soupira et descendit. C'était bien Erin, de se soucier de l'élégance de sa soeur. Une des rares choses qu'elle ne partagaient pas, c'était son côté garçon manqué. Sa soeur était sans cesse écoeurée lorsque Stia jouait avec ses machines dans l'huile et le cambouis.
Une fois les deux pieds au sol, elle regarda ce qu'elle avait attrapé. Un vulgaire bout de papier, avec des trucs écrits dessus.

-Hé ma belle, j'ai failli voir tes dessous, tu refais ça?

Stia, excédée par le porc en face d'eux, allait lui balancer le papier à la figure lorsque sa jumelle lui attrapa le poignet. Sans se soucier aucunement de sa petite soeur stupéfaite, elle attrapa le papier et le lut avec un air très intéréssée.

-Erin, qu'est-ce que tu fais? Toi qui détestes les déchets...

-Tu ne remarques rien?

Stia avait entrevu le papier et son contenu quelques secondes, mais rien n'avait capté particulièrement son attention. Pourtant, lorsque sa soeur lui montra le papier, elle reconnut une lettre.

-C'est une lettre, et alors?

Erin leva les yeux au ciel, et soupira. Elle reprit le papier et le contempla avec un drôle d'air.

-Tu l'as peut-être oubliée, mais c'est l'écriture de notre mère.

-Maman??

Stia se précipita pour prendre le papier des mains de sa soeur. En réalité, elle ne se souvenait pas très bien de leur mère. Contrairement à sa soeur, Stia avait passé plus de temps à jouer dans l'atelier de son père avec les machines de ceui-ci qu'au foyer familial, ou Erin avait pris l'habitude d'aider leur mère aux fourneaux et aux diverses tâches ménagères. De là venait leurs divergences de caractère les plus évidentes.
Aussi n'était-il pas étonnant qu'elle n'ait pas reconnu l'écriture de Silva Redd, contrairement à sa soeur. En fait, Erin avait quasiment la même écriture calligraphique que celle qui leur avait donné le jour, tandis que Stia se contentait d'écrire la plupart du temps en lettres bâtons enfantines. De plus, elle s'en voulu de ne pas avoir vu lu nom de l'auteur, qui était bien celui de leur mère. Sa soeur lût le papier à haute voix.

"Si tu lis ce papier, Reiri, c’est que je ne suis plus dans le pays. Nous avons déménagé, je ne sais où. De ce que j’en sais, d’après mes parents, quelque chose nous empêche de rester. Je suis désolée. J’aurais aimé rester à tes côtés … Je t’aimerais toujours, où que tu sois.

Silva Redd"


-C'est qui, ce Reiri?

-Pas notre père, en tous cas, répondit Erin.

-Si c'est pas papa, c'est qui alors? Mamant a aimé quelqu'un d'autre avant papa?

Elle laissa sa soeur à une réflexion apparement profonde et lui prit le papier des mains. Un mot écrit de la main de leur mère... Stia et Erin avaient fui leur pays natal dans la précipitation, et n'avaient gardé de leurs parents que des souvenirs. Bien sûr, elles savaient qu'elles ressemblaient trait pour trait à la belle Silva, et avaient toujours une pensée pour leur mère devant un miroir, mais c'était là tout ce qui leur restait d'elle.

-Stia. Je pense que quelqu'un dans cette ville a connu notre mère. Ce Reiri doit être dans les parages, ou il a été là du moins. Ce qui m'intrigue, c'est pourquoi cet homme serait dans la ville, avec ce papier sur lui. Le papier est abîmé, le mot doit remonter à l'enfance de notre mère, soit il y a longtemps. Elle a été contraire de fuir son village natal pour une cause inconnu et douze ans plus tard, on a été attaqués. Tu ne trouves pas ça bizarre, toi?

-Tu crois que le Gouvernement est derrière tout ça? Le jour où papa et maman sont mort, ce sont les drapeaux du Gouvernement Mondial qui flottaient partout. Et si maman avait elle-même été mêlée à la Révolution?

-Ca expliquerait beaucoup de choses, mais pas qui est ce Reiri ni son lien avec notre mère. Et depuis un moment, il y a quelque chose qui me chiffone. Tu connais le nom du chef de la Révolution?

-Bien sûr, les supérieurs ne jurent que par lui. Monsieur Shinjutsu.

-Un jour j'ai entendu son nom complet, Titi.

Ah, oui. Un des passe-temps favori d'Erin: espionner les supérieurs à leur insu. Plus subtile que Stia qui ne manquait pas une occasion de leur casser les pieds mais bon.

-Un type haut gradé chez nous, un capitaine de flotte ou je ne sais trop quoi l'a appelé "Silva Shinjutsu".

-Silva? Mais c'est le prénom de maman...

-Exact. Tu ne trouves pas ça bizarre que le chef de la Révolution porte un prénom plutôt féminin, et celui de notre mère qui plus est?
Il y avait des rares moments où Erin n'était pas dans la lune. C'était précisément dans ses moments là que Stia se souvenait qu'elle était légèrement la plus jeune, et que Erin était née quelques minutes plus tôt, puis avait été élevée par leur intelligente mère, et noyée dans les bouquins.
Là, elle était stupéfaite devant la réflexion poussée qu'avait mené son aînée en quelques minutes. Stia savait manipuler à peu près n'importe qu'elle arme, la démonter et la remonter en quelques minutes. Mais quand il s'agissait de réfléchir, mieux vallait s'adresser à l'autre Redd.

-Dites donc, les gamines!

Le colonel en chef des odeurs pestilentielles était revenu. Erin se boucha aussitôt le nez, écoeurée, et Stia se retint de faire de même.

-Vous avez des conversations intéréssantes dites donc! Le chef de la Révolution? Un prénom éffeminé? On va avoir une petite discussion je pense!

Par bonheur, Stia réussi à glisser le mot dans la botte de sa soeur avant d'être emmenée loin de leur cage pendant qu'on raccrochait Erin à son crochet. Dieu merci, ces crétins pensaient qu'elles s'étaient entraidées pour se décrocher, et que seule, sa soeur ne pourrait refaire de même.
En revanche, la partie moins excitante, c'était de se faire emmener loin de la cellule où était resté sa soeur, qui appelait son nom en vain, et de se voir amenée ailleurs. On la traîna dans une pièce où elle fit face à une bassine d'eau, deux secondes avant qu'on ne lui pose un sac sur la tête. D'accord.
Malheureusement pour ces crétins, Stia n'avait jamais pu mettre la main sur le fruit démoniaque qu'elle convoitait, était très forte en apnée, et encore plus en mensonges. Ils voulaient le nom de révolutionnaires? Ils allaient être servis.

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Wolf D. Stark

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MessageSujet: Re: Capture, Encounter, Escape.   Dim 23 Oct - 17:15



Wolf était là depuis un certain temps maintenant il avait fait beaucoup de prison, en faite les autorités, ne voulais pas que Stark influence les gens des prisons, enfin ils voulait surtout qu'il se taise, il savait beaucoup de choses qui pouvait légèrement compromettre les projets du conseil ds cinq étoiles. Enfin bref il ne savait plus quoi faire, il n'avait plus vraiment de but, plus de famille non plus, un homme brisés mentalement et physiquement . Il c'était habitué à de e voir que d'u seul oeil, et en réalité, se 'était pas vraiment ce qui l’inquiéter, il avait vu la déclaration du Seigneur des pirates avant de mourir et lui avait compris son véritable message et son but. Mais les gens pourraient mal l'interpréter, le monde va devenir vraiment chaotique maintenant . Et lui ? Comment ils vont justifier l'arrestation du "Héros de La Marine"? Celui qui avait sois disant arrêter le plus recherché des criminel au monde .

Starl était dans un cellule depuis quelques jours, il ne fessait rien, il était en pleine réflexion sur son devenir, mais il semblait choqué , les geôliers l'on vraiment sous-estimer, il lui avait juste attaché les mains avec une paire de menottes tout simple . Comparé à sa précédente prison où il l'avait enchaîné de la tête au pied . Il était assis sur le sol, appuyé contre le mur . Il observé tout les personne qui était dans les alentours, ils avaient tous la dégaine de voleurs où de criminels . Il n'était pas du tout à ça place. Il était l’intrus, un ex haut officier déchus au milieu de milieu de voleurs à l’étalage et de psychopathe sanguinaire. Tout cela était pitoyable, vraiment pitoyable .

Mais un bruit lui fît alors arrêter dans son activité préféré qui consistait à compter les rats qui passaient devant lui, il ne vit pas grands choses mais deux jeunes demoiselles du même âge , passèrent devant lui, il croisa le regard de l'une d'elle pendant une fraction de seconde . Étrange … Elles ne ressemblaient pas le moins du monde aux stéréotypes criminels . Intrigué stark se leva pour mieux les observés . Il fût amusé par la façon quelle avaient de mettre en colère le colonel de la base. Puis il décida alors de se rasseoir à la même place que tout à l'heure . Puis il entendit comme un grand bruit un peu comme si un éclair avait frappé à l'intérieur de la prison . Il regarda alors dans la direction du bruit, une des deux prisonnières avait réussi à se libérer de ses menottes, et c'était approcher un peu trop des barreaux de la cellule . Elle avait l'air drôlement secoué, elle finit par tombé dans les pommes . Ses filles étaient surprenant, elles avaient réussi à attiré la curiosité de Stark . Après quelque instant, il entendu le gros colonel qui leurs adressa la parole, Strak entendu qu'une partie de la phrase , mais il distingua bien les deux mots suivant – Chef - et – Révolution- . Elles étaient donc des révolutionnaires, donc des alliés potentiel pour Stark, si une d'elle connaisait les chef, peut être qu'il pourrait fournir des infos sur le fonctionnement de la Marine et il pourrait alors se racheté une dignité, et mieux avoir un véritable but, c'est à dire établir une société qui n'est plus basée sur la tromperie ni le mensonge ... Il vu ensuite le colonel emmené la jeune femme qui auparavant avait reçu un léger coup de jus, ils l'emmenèrent alors dans un pièce qui semblait être une pièce d'interrogatoire.

La pièce n'était pas trop loin de sa cellule à lui du coup il pouvait entendre des « Splash » où des « Plouf », une méthode bien lâche, Strak en avait marre il décida alors de les aider à sortir de ce trou à rats …




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