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MessageSujet: Contexte du forum   Lun 22 Aoû - 17:00

Au moins 800 années séparent le temps d’aujourd’hui à celui du siècle oublié ; cette histoire jugée interdite par les autorités. Pratiquement personne ne savait ce que renfermait cette centaine d’années cachée ; les quelques recherches menées à ce sujet étant immédiatement jugées comme illicites. Tout le monde savait que les écrits parlant de l’Histoire étaient consignés sur des stèles appelés « Ponéglyphes », réputés indestructibles. Le déchiffrage de ces textes – écrits en langue très ancienne – était également jugé illégal par l’Etat.

Décret n°5 – Article n°1 : « Toutes recherches directe ou indirecte sur le Siècle Perdu de l’histoire sera sanctionné d’une peine d’emprisonnement ; si les recherches concernent les Ponéglyphes, la peine sera la même. »
Décret n°5 – Article n°1 bis : « Toute lecture volontaire d’écrits relatant de l’histoire oubliée sera sanctionnée d’emprisonnement. Lors d’une lecture involontaire, veuillez donner l’écrit au Quartier Général de Marine de votre île, sans craindre de sanctions. »

Quelques savants franchirent la limite légale définie par le Gouvernement. Parmi eux, un philosophe : Keiichi Seika. Petit bourgeois – d’une trentaine d’années – issu d’une île assez avancé financièrement, il était obsédé par l’histoire et la philosophie depuis son plus jeune âge ; il transmit également sa passion à son seul fils. Avec des amis archéologues, Seika alla sur l’île d’Ohara, d’où il put contempler les millions d’ouvrages de l’Arbre de la Connaissance. Dans une salle souterraine, ils déchiffraient un Ponéglyphe relatant du Passé. Lorsqu’il eut lu intégralement la stèle, il retourna sur son île : Water Seven. Quelques temps plus tard, il publia un livre. Le synopsis, audacieux, racontait l’histoire d’un enfant possédant d’énormes pouvoirs ; lorsqu’il gagna en maturité, il anéantit les autorités tyranniques fictives du roman. Il est clair que ce texte était une incitation à la révolte contre les autorités : de fait, elles prirent immédiatement les choses en main. Trop tard, malheureusement. Les ventes s’étaient effectuées si rapidement que des millions d’ouvrages étaient déjà vendus avant qu’il soit censuré. Le conseil des Cinq fit donc emprisonner le philosophe. Puis, en plusieurs jours, le nombre de navires abordant le drapeau noir se multiplia ; les quelques forbans présents avant cet évènement se noyaient dans les plusieurs centaines de caravelles pirates du moment. Un élan si soudain de piraterie ne pouvait surgir comme cela : les scientifiques du Gouvernement se penchèrent sur le livre. Ils avaient négligé un détail d’un roman : la préface. Celle-ci, mille fois plus explosive, semblait – selon les membres du Gouvernement – avoir été écrite par James D. Coerdwich, un pirate de petite réputation.

Préface : « Dieu souhaitait un monde paisible, il a eu lieu. Parallèlement, Dieu a créé à tort des êtres perfides jusqu’aux moindres recoins de leur âme. Le temps où la paix régnait est révolu ; l’obscur instant qui suivit cette époque pacifique arrive peut-être à son terme. Mes Parents se sont battus pour la libération ; mes Grands-Parents également. La totalité de nos ancêtres depuis des centaines d’années ont versés leur sang pour rétablir un régime démocratique. Dans nos veines circulent les mémoires de combattants de fortune risquant leur vie pour faire cesser l’autorité d’un Gouvernement tyrannique. Ce combat n’a que trop duré, citoyens. Laissez tomber vos emplois fort mal payés et vos maisons qui croulent sous les taxes. Partez sur les mers défier l’autorité, jouez avec les lois. Risquez votre vie pour une cause noble et juste. Ainsi se résume l’héritage que nous ont transmis nos géniteurs ; ainsi se schématise l’exemple que nous donnerons à nos enfants. »

D’office, les Hautes Instances qualifièrent ce texte d’injure à l’Etat ; ils divulguèrent dans les journaux le nom et portrait de James D. Coerdwich. Celui-ci était à présent considéré comme « l’Ennemi Public n°1 » ; toutes les forces militaires du monde entier partirent à se recherche, dans chaque maison et sur chaque parcelle de terrain. Conscient du danger, Coerdwich resta en mer et n’accostait – de nuit – que pour se ravitailler. A mesure que la haine des autorités grandissait à son égard, la plupart des habitants du monde commençait à s’attacher à lui. Ils voyaient en lui le « héros » qu’incarnait le livre de Seika. C’est alors que le Gouvernement prit des mesures sordides et radicales : chaque navire n’abordant pas de pavillon Gouvernemental était immédiatement détruit. Moins de combats s’engageaient, mais les victimes n’avaient pas la possibilité de répliquer. Ces ordres insensés firent reculer beaucoup de rêveurs et de personnes engagées contre l’Etat. Le taux de criminels maritimes diminua de moitié en seulement quelques semaines ; chiffre plutôt satisfaisant pour le Conseil. Cependant, le pourcentage de Marins morts fût également plus élevé : plus de vingt pourcents de plus que le mois passé. Ce nombre fit in extremis bondir les 5 vieillards, qui condamnèrent l’exécution de cette pratique barbare. Pourtant, James D. Coerdwich n’avait pas flanché. Aucun navire de la Marine ne le croisa durant les trois semaines du projet de destruction de forbans. Il persistait à faire parler de lui dans les quotidiens avec des écrits de son journal de bord – flous, qui ne révélaient aucun emplacement et aucun acte –. Les médias en faisaient des articles chocs, soit disant avec de « nouvelles révélations ». Puis, un beau jour, le noir total. La une des journaux, normalement consacrée à Coerdwich, ne mentionnait aucun article le concernant. Bien sûr, des dossiers lui étaient réservés ; mais aucun nouvel écrit ou évènement. Le monde crut d’abord à une maladie soudaine ; puis les jours passaient. Beaucoup se rendirent à l’évidence après deux semaines sans nouvelles : James D. Coerdwich était mort.

Le Gouvernement sauta sur l’occasion. La disparition mystérieuse de leur plus grand ennemi ne pouvait qu’être un miracle divin. Le Pouvoir publia le lendemain même un texte, dans lequel ceci apparaissait : « James D. Coerdwich a été écroué dans la journée d’hier pour conspiration contre l’Etat, incitation à la violence, acte de barbarie & vol ». La Terre fut indignée. Toutes ces personnes croyaient à la victoire de Coerdwich sur les autorités ; elles ne pouvaient que sortir de leur illusion. La monotonie reprit le dessus ; les enfants continuaient d’étudier et les parents travaillaient. Entre deux heures de cours, les élèves ne cessaient d’exprimer leur opinion sur James ; entre deux cafés serrés, les salariés se distrayaient en partageant leur point de vue poussé sur l’affaire Coerdwich. Au final, tout le monde souhaitait que ce forban revienne narguer les autorités et défier les lois ; mais ils savaient que James D. Coerdwich était emprisonné dans la plus grande forteresse au monde, Impel Down ; ils n’avaient donc pas la moindre chance de revoir leur idole.

« Il est revenu, il est revenu !!! ». Cette phrase fit le tour du Globe en un instant. James D. Coerdwich, le pirate le plus apprécié, était revenu sur le devant de la scène. Cela faisait trois années qu’il était censé être emprisonné. Pourtant, ce jour-ci, il réapparaissait, aussi soudainement qu’il était parti. Dans un communiqué, il affirmait : « Durant ces trois ans, j’ai découvert d’innombrables choses cachées de ce monde. J’ai exploré l’inexplorable. Les mers nous appartiennent. ». Les navigateurs accomplis élevèrent la voix pour crier leur droit de propriété sur la mer ; mais au fond d’eux, en complicité avec le monde entier, ils félicitèrent le retour de celui qu’il appelait « le Seigneur des Pirates ».

Pour les autorités, le retour de James D. Coerdwich signifiait une chose : l’anéantissement total de leur crédibilité. Même en censurant les Journaux sur l’emprisonnement fictif de leur ennemi, ils étaient certains que les habitants se souvenaient de leur écrit sur l’arrestation. Pour ne pas couler encore plus leur réputation, ils ne donnèrent aucunes explications : chaque question d’interview sur ce sujet était brillamment esquivée. Le Conseil des 5 Etoiles s’interrogeait sur le moyen de regagner la confiance des hommes. Il démontait un à un toutes les propositions, et il n’en restait bientôt plus aucune. Mais fort est à parier qu’il avait omis de miser sur la chance pour les sortir de ce mauvais pas.

Un jour, Coerdwich se rendit. Aucune explication ne sortit de sa bouche, et personne ne sut pour quelles raisons il accomplit ce geste. Cette fois, le Gouvernement ne pouvait craindre d’humiliations ; il rendit public l’arrestation de James D. Coerdwich, l’ennemi public numéro 1. Avant l’exécution prévue, le forban séjourna plusieurs jours en prison. Lorsqu’il monta sur l’échafaud le jour J, la pluie tombait à grosse gouttes. Des millions de personnes étaient remplis de tristesse sur la Grand Place de Logue Town. Il se plaça agenouillé entre les deux lames des bourreaux, et parla devant la foule, conformément à sa volonté.

James D. Coerdwich : « Ne pleurez pas. Ne baissez pas la tête. Je suis fier d’être sur cet échafaud aujourd’hui. Durant trois ans, savez-vous ce que j’ai appris ? Ce que j’ai découvert ? La vérité. J’ai mieux à faire que de vous la dévoiler maintenant. De toute façon, ce n’est pas à moi que revient de dévoiler au grand jour cette vérité. Mon rôle s’arrête ici. Mon ami Keiichi Seika a été le messager, j’ai été l’armurier. En effet, j’ai semé quelque part sur mon parcours les armes permettant d’accomplir la prophétie de Seika. A vous de découvrir ce que renferme ces « armes », à vous de découvrir les secrets de ce monde. »

A la fin de ces mots, il regarda ses bourreaux et hocha la tête. A ce signe, les deux épées s’abattirent sur la nuque du Seigneur des Pirates. Lors de ses derniers mots, il provoquait ouvertement le Gouvernement. Ses multiples références à l’œuvre de Seika laissaient présager que le monde devait suivre ce synopsis. Quelques personnes présentes avaient compris ce message. Ils se réunirent, et constituèrent un mouvement politique unique : la Révolution. En revanche, ce n’est pas ce que comprirent ces pirates assoiffés d’or, qui partirent à la recherche du trésor de Coerdwich, qu’ils avaient nommé One Piece. Le Gouvernement, quant à lui, s’opposait une fois de plus à la vague de piraterie qu’avait engendré la mort de James D. Coerdwich. Le monde subit de grands changements sur tous les fronts, à vous de choisir qui doit gagner cette guerre.


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http://www.onepiece-rpg.org
 
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